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La nuit, toujours il me ment

14 mars 2015 | Par Nicolas Lesaint

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C’est un homme comme on aimerait l’être, c’est une inspiration magique qui m’entraine au plus profond de mes rêves, c’est une voix une profondeur, un monde à lui tout seul, un univers intersidéral qui a chaque fois m’emmène en balade. Un héros éteint, un absent irremplaçable une connivence avec un artiste dont le charisme pourrait être une terre promise. Impossible de l’éviter, impossible de ne pas écouter ses songes et ses doutes pour que son flou s’éclaircisse et ses passions non pas sèches mais plutôt vives de cette volonté de comprendre la profondeur de l’âme humaine l’emporte sur l’envie de partir en courant.

Il est des artistes qui savent marquer au fer rouge la cervelle. Créer une addiction profonde dont on ne souhaite plus se passer. Un express vers la félicité qui sait entretenir ma vie intérieur, un monde que petit à petit je me suis créé. Alors je rêve avec Madame, je vais dans sa clairière ou la canopée nous domine, je me suis transporté aux côtés de Joséphine.

Je t’ai manqué ? Oui tu me manques et pourtant ton grain de voix est là, en moi, au plus profond des rêves que je me crée et des écrits que je pose sur le clavier de mon histoire.

Mon ange tu ne m’as pas trahi mais ton cœur a cessé de te donner la vie, ton ombre est là dans ma poche gauche lorsque je travaille et parcourant les fils conducteurs amène tant de positivité sur mes tempes que tout cela rayonne inlassablement dans ma tête.

Je vois tes dunes, je vois tes amphores, tes sauts et les plaines que tu traverses. Tes peines son miennes, un instant, tes doutes m’accompagnent, pourquoi ne réponds tu jamais ? qui a inventé ce jeu ? qui veut tout cela ?

Lunettes noirs, cheveux en arrière, col remonté il avance face à moi et assis sur ce tabouret de bar illuminé par un spot tendancieux lève la tête et ouvre la bouche déversant une poésie décrivant son incendie volontaire.

On a parfois des boussoles, des axes, des inclinaisons remplissant de directions et aidant à traverser des brumes trop épaisses, Bashung pour moi en est une m’aidant un instant à atteindre un canyon, une clairière, un monde de nostalgies et de noirceurs aimées qui malgré tout rechargent tout remontent le cœur et par une carotide secouée de soubresauts inondent et révèlent les possibles d’une humeur massacreuse.

Six ans déjà…

Tant de joies, tant de douleurs, tant de souffrances pour enfin tout comprendre et répondre à tout. Il sait désormais. Il sait tout et inspirant ceux qui sont encore là arrive à transmettre l’énorme respect de l’autre qu’il transpirait dans ses écrits.

Il me manque, mon dieu qu’il me manque.

Nicolas.

 

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