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de REIGNAC

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L’ami reignacais…

29 mars 2015 | Par Nicolas Lesaint

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Sur le net il existe les journées Nescafé, vous savez, celles où un beau mâle en pleine force de l’âge décide de débarquer chez ses “amis” FB pour les rencontrer partager un moment de vraie vie, prendre un bon bol de café, discuter et ainsi rompre cette monotonie de la vie 2.0 qui résume parfois les autres à quelques échanges écrits, des pouces levés et des photos de profils tentant de représenter l’état d’esprit du moment dudit “ami”. Une sorte d’ami Ricoré qui pourrait même parfois apporter les croissants si on a été bien gentil avec lui au cours de l’année.

Si l’on enlève le côté commercial de la chose je trouve l’idée pas mal même si évidemment on ne montre jamais le héros débarquant au petit matin chez l’ami Gégé pour boire de la caféine alors que celui-ci à la bourre complet l’envoie bouler allègrement dans la haie du voisin tout en lui rappelant que son Nescafé il peut se le mettre où il pense… Tout est toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes, tu m’étonnes.

Je me suis toujours demandé ce que ça ferait si on prenait la décision de démarrer notre fourgonnette pour déambuler à travers la France et frappant à la porte de chaque personne qui a aimé notre page FB, on leur offrait à chacun une dégustation individuelle et surtout un moment de notre vie pour eux qui à un moment donné ont accepté que l’on rentre dans la leur. Après tout n’est-ce pas là l’essentiel de notre métier, imaginer des vins pour que l’humain qui débouche la bouteille dans laquelle il a vieilli le boive, l’intègre à son corps et en fasse une part de lui-même. Un morceau du sol de la parcelle de Pêcher dans sa deuxième côte, un alluvion de celle de Jacquet dans le pouce qui tient votre crayon, un photon de cette belle journée d’été d’août 2009 derrière la pupille de la femme que vous aimez et qui vous regarde ce soir.

Mais voilà, on a jamais le temps de faire tout cela. Tête dans le guidon, on pédale derrière le temps qui s’échappe devant nous vers la ligne d’arrivée. Aujourd’hui 1830 j’aime sur notre Page et pour ma part 838 amis, ça en fait des box à transporter un peu partout en France pour se rencontrer… Ou alors faut inventer le Reignac lyophilisé à réhydratation rapide… Ou travailler sur les WIT, Marion tu vois j’ai une nouvelle application à tes idées :o)

Souvent le lien s’est fait malgré tout comme cela, le blog, des photos, des discussions, des textes, de la musique et soudain une envie de se rencontrer. Et on le fait. Je dois reconnaitre que le plus souvent ce sont les amis qui viennent à moi mais je sais au fond de moi que cette tendance s’inversera un jour c’est certain, je me sens trop attiré par certaines âmes pour ne pas réussir à bouger.

Commençant par un bout, la décision fut prise d’organiser une rencontre avec ceux avec lesquels certainement j’échange le plus puisque eux aussi ont le virus de l’écriture. Après de nombreux appels, les rendez-vous ont été lancés de manière à pouvoir animer nos souvenirs autour de la dégustation de nos vins à Reignac, dans la Tour. Un petit comité pour débuter, 12 places, pas une de plus en nous comptant comme participants. Parce que si nous sommes plusieurs à grandir sous le soleil de Reignac, nous sommes un dans l’amour de ces vins que nous vous offrons. Lorsque vous goûtez nos vins, ce n’est pas le travail d’une personne que vous intégrez dans vos os mais celui de chaque personne qui a permis leur création, il était dès lors logique d’être plusieurs à profiter de ce moment.

Trouver l’idée du thème n’était pas bien compliqué, nous arrivons aux 25 ans d’achat de la propriété par Yves et Stéphanie Vatelot et notre cuvée Balthus créée en 2002 arrive aujourd’hui à son treizième millésime. Ce sera une verticale, celle qui montre l’évolution de cette cuvée et ce vers quoi elle se destine. Pouvoir comparer sur onze millésimes de 2002 à 2012, une cuvée vinifiée de la même manière, en vinification intégrale, avec des barriques du même tonnelier ayant les mêmes chauffes chaque année (douce) et avec des raisins 100% merlot ayant les mêmes origines parcellaires. Seule changera l’année, ce que nous en avons fait, comment on a travaillé les vins et comment l’élevage a été décidé.

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(© Marilyn Johnson)

Restait à avoir l’accord de bloggers pas toujours très disponibles d’autant plus que, Primeurs obliges, les agendas étaient déjà bien remplis, mais on a réussi à trouver un créneau même si malheureusement certains d’entre eux n’ont pas réussi à se libérer. Ainsi j’ai eu le grand plaisir, que dis-je, les grands plaisirs de pouvoir rentrer quelques heures dans la vie de Patrick de Mari (dit le Jean d’Ormesson du web), Yves Beck (le Beckustador du Glou), Marilyn Johnson (la what else de Saint-Emilion), Natacha Billet (celle sans qui Yves Beck n’aurait jamais entendu parlé de Reignac ;o)), Mathieu Doumenge (Une Terre de vins à lui tout seul), Dany Rolland (La Lady à qui nous devons beaucoup), Nicolas de Rouyn (Le Bon vivant du goulot) et Ophélie Neiman (La pétillante Miss Glouglou momentanément séparée de son commissaire préféré quelque peu souffrant…).

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                        (© Marilyn Johnson)

Je ne rentrerai pas dans les détails des commentaires de dégustations, je pense que des choses plus détaillées devraient arriver par ceux qui ont participé à tout cela et leurs avis resteront pour moi bien plus intéressants que mes propres commentaires de viticulteur pas vraiment objectif (Déjà ICI, puis ICI et aussi ICI). Mais la tendance reste là, des vins qui respectent leurs millésimes avec des expressions à ne pas vouloir forcément trop en faire, des hauts, des bas, des années à attendre, des cuvées à boire, une cassure franche sur le style à partir de 2008, des choix des envies, des plaisirs, des attentes, des déceptions peut-être, nous verrons bien mais ce qui est certain c’est que ces vins ont permis de discuter, de s’approcher, de tenter de se connaître et rien que pour cela je sais que l’expérience sera renouvelée.

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(© Marilyn Johnson)

De belles personnes, de bons moments, merci à tous d’avoir bien voulu nous consacrer un peu de votre temps. A n’en pas douter les écrits rapprochent les hommes et les femmes. Ils poussent à déboucher des bouteilles, à manger et à parler, à frotter nos esprits les uns contre les autres et en retour, c’est certain, je bougerai vers vous, ne soyez pas surpris alors si un jour, un matin, un grand tout maigre à cheveux longs affichant un ratio de masse corporel pas forcément dans les courbes, frappe à votre porte, une bouteille, deux verres et un tire bouchon à la main, ne lui balancez pas une de vos charentaises à la figure parce que vous êtes en retard sur votre programme parce que ce pourrait être moi qui passe par là pour que nos vins s’intègrent à merveille dans un moment de votre vie.

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(© Marilyn Johnson)

Nicolas

Commentaires(3)


  1. super papier de Marylin, décidement cette plume est affutée…

  2. Nicolas Lesaint


    De Marilyn ?

  3. Nicolas Lesaint


    Là CL, faut m’expliquer

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