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L’art de la prévision…

26 mai 2016 | Par Nicolas Lesaint

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Souvent je me retrouve là sur le pas de la porte du bureau, le nez en l’air à estimer la sincérité de ces quelques mètres carré de ciel que j’aperçois côté Ouest. Je les scrute, je les dissèque espérant enfin comprendre la logique des cumulonimbus, des stratus et autres nuages s’amusant à nous recouvrir de leurs bras cotonneux.

Trop souvent on se fait avoir, trop souvent on fait confiance aux prévisions et puis finalement tout s’écroule. Forcément le ciel est notre toit, forcément c’est lui qui nous gouverne, c’est lui qui décide si aujourd’hui on pourra ou pas s’aventurer à vouloir cultiver sereinement de la vigne.

Une fois, de plus hier mon programme intellectuel était fait. Une fois de plus la sempiternelle fréquence de traitement était définie, météo-France te le dit, il ne pleuvra que demain soir garçon tu peux attendre un jour de plus et optimiser tes renouvellements, ça tombe bien un long tour dans les vignes hier me montre que nous avons bien négocié les premières contaminations de Black et de Mildiou, top, la fleur approche, pour une fois que l’on va peut-être être serein au moment où elle va se déclencher… Demain donc on démarre, on sera à dix jours du précédent et la pousse qui s’est faite depuis justifie un départ ce jeudi…

Et puis Paf c’est la scène 3 acte 2 habituelle, retournement de situation, changement de scripte par un auteur qui certainement voulait s’amuser de voir râler et taper du pied les fourmis qu’il domine depuis son nuage favori…

Déjà à cinq heures trente en me levant et en jaugeant le reflet de la route sous l’éclairage du réverbère devant chez nous à travers les volet de la chambre, je me suis dis, c’est bizarre, on dirait que le bitume brille… Arrivé dans la salle de bain j’en étais déjà à estimer si ce n’était que la rosée du matin ou un crachin nocturne… Une heure après c’était la douche sur mon pare-brise, météo Mérignac à l’oreille pour comprendre que les prévisions avaient quelque peu changées… Et ce pour une période plutôt longue…

Alors on va attendre, alors on va se lancer dans de l’optimisation de traitement, certainement en forçant une nouvelle fois le passage estimant les fenêtres météorologiques, les ponts possibles enjambant les cumulonimbus et les grondements d’orage que j’entends en écrivant ce billet. Ça tombe bien on avait réussi à remettre à plat tous les fonds et toutes les allées qu’on avait abîmés depuis le début de la saison…

Tous les chauffeurs sont partis s’occuper en tonte et en ramassages divers et variés de débris accumulés au bout des rangs, en attendant le moment stratégique où je vais les appeler pour leur dire, aller c’est parti on va essayer de démarrer… Et moi je reste là, Météociel, Promété et Météo-France branchés à attendre qu’on me montre que je peux oser… Comme si de les regarder toutes les cinq minutes ou d’alterner les différents sites de prévision pouvait influencer le temps qui m’entoure…

Météo moche pendant plusieurs jours, et si en plus les quelques fenêtres qui nous étaient offertes étaient agrémentées d’un vent excessif…

Je regarde les cumuls ce matin depuis le début de l’année: 680 millimètres au compteur…

Va bien falloir que ce cirque cesse quand même un jour…

Nicolas.

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