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21/11/2011 A vos marques, prêts, partez…

21 décembre 2011 | Par Nicolas Lesaint
Aujourd’hui, ça y est c’est parti, la taille commence, et, …… les premières pannes arrivent ! Ce n’est pas comme si nos neuf sécateurs électriques sortaient de révision. Il va encore falloir se plaindre, râler et faire le méchant.
Chacun est équipé de son sécateur, de sa scie (qui bien sûr n’est pas juste là pour se promener mais pour faire disparaitre tout bois mort ou pour finaliser toute reformation de cep, hein les tailleurs !). Les pierres d’affutage sont prêtes elles aussi, les gants de protection pour ne pas y laisser quelques doigts sont eux aussi bien évidemment en place au bout des mimines et tant pis s’il fait un peu chaud l’après midi ou si les bouts des doigts sont un peu refroidis le matin par ces fameuses coquilles anti section… Si on est né avec dix doigts c’est certainement parce que c’est plus pratique qu’avec huit ou neuf !! Je suis là, je veille, mais j’espère quand même que ça ne sera pas trop le jeu du chat et de la souris…hein Philippe ?
Pour les vins, plus que trois lots en train de finir leur fermentation malo-lactique. Le chai va être à jour avant la fin novembre, du jamais vu ! Quand on pense qu’à Noël dernier ces fameuses fermentations malo-lactiques n’étaient toujours pas achevées…..
Aujourd’hui, verdict pour les parcelles que l’on cherche à acheter sur Montussan ; c’est la SAFER qui nous donnera sa décision. Nous sommes quatre en lice dont un jeune viticulteur qui veut s’installer. Celui-ci n’est autre que le régisseur de M. Hubert de Boüard pour sa propriété sur Lalande-de-Pomerol qui lui-même n’est autre que le régisseur du fameux Château Angélus… Les Grands Crus de Saint Emilion, et en particulier ceux qui sont comparés à nous dans certaines dégustations à l’aveugle… s’intéresseraient-ils aux terroirs de Saint-Loubès et de Montussan ? Ca y est, je le sens, la classification des Grands Crus va bientôt bouger…
Bon, finalement, deuxième commission mardi de la semaine prochaine,…..je sens une ouverture,…..un arrangement serait possible,…. Il faut voir… Bref on attend.
Je dois avouer que je voyais ça beaucoup plus simple… un achat de parcelle, mais bon j’ai toujours été un grand naïf…
Maintenant un petit jeu :
Alors, réfléchissez : je suis un vin de Bordeaux produit dans une aire d’appellation encore à définir caractérisée par un terroir exceptionnel, je suis un des représentants les plus prestigieux de cette catégorie et ma renommée est remise en question régulièrement de façon objective, je suis, je suis… Ding-dong : un Bordeaux Premier Cru ! Même Julien Lepers aurait trouvé !
En fait tout cela n’existe pas encore. Il y a quelques années, une tentative avait été faite pour mettre en place cette nouvelle notion et ainsi tenter de se démarquer des Grands Crus et de leur classification inrévisable. Mais face aux conditions restrictives insuffisantes qui devaient y être rattachées, ce fut un échec. Si l’on doit se retrouver à deux cents propriétés dans cette catégorie, le côté élitiste devient plus que discutable. Quitte à créer quelque chose de nouveau, il faut tirer vers le haut et non pas freiner les envies de perfection par une trop grande laxité des critères de choix des leaders.
Tout cela pour dire que le Syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieurs relance l’aventure et s’est réuni chez nous hier pour parler de terroir et de politique de travail. Le problème semble-t-il est que tout devrait être basé sur la pédologie du Terroir et pas sur le reste : densité de plantation, hauteurs de feuillage, clones et porte-greffes utilisés, petites façons pratiquées, etc. Pourtant, je pense maintenant que tout le monde a compris que certes sans grand sol on ne peut rien faire, en revanche il faut un raisonnement totalement rigoureux et logique sur l’ensemble de l’outil de production si l’on veut arriver à l’excellence.
Un très grand terroir de graves ou d’argiles planté à 2500 pieds/ha ne pourra jamais atteindre le niveau du même terroir planté à 7000 pieds/ ha ou plus.
Jamais le fatalisme cultural n’a été plus qualitatif qu’une conduite du vignoble perfectionniste et parfaitement dans les temps. Je pense que si c’était le cas, cela se saurait et serait appliqué partout. Ah ! Les vins sauvages issus de parcelles retournées à une vie de friche et de jachère…..C’est vrai maintenant qu’on en parle ce mode de culture semble parfois en pleine expansion dans la région, mais malheureusement je sais que cela n’est pas souvent de la propre volonté du propriétaire.
Nous attendrons donc de voir ce que donnera l’ensemble de leurs consultations. Ce qui est amusant c’est qu’ils venaient de rendre visite quelques jours auparavant au Clos d’un jour ! Mais si vous savez bien : le spécialiste de l’élevage des vins en amphores sur Cahors… et aussi à mes anciens « collègues » de chez Mont-Pérat… Le monde est décidément tout petit…
Pour l’instant, restons dans nos rails et prochain objectif : rendez-vous technique dans une semaine pour admirer un fabuleux pressoir vertical JLB de 12hl… Peut être un beau joujou pour nous.
Et puis allez, pour le plaisir, parce qu’il ne faut jamais se priver de regarder ce qui est beau, voilà nos deux dernières cartes postales d’un automne 2011 qui nous aura donné le meilleur de ce qu’il était possible d’avoir…
Nicolas.

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