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Balthus, Petrus, Cheval Blanc et Lafite-Rothschild dégustés par leurs pairs

30 janvier 2012 | Par Nicolas Lesaint

C’est le 13 décembre 2011 que le Grand Jury Européen a organisé une nouvelle dégustation à l’aveugle de notre cuvée Balthus au milieu de trois autres Grands crus dont la renommée et la qualité mondialement reconnues ne sont plus à faire : Cheval Blanc, Lafite-Rothschild et Petrus.

 
Ceci sur 6 millésimes (2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008), à l’aveugle bien évidemment et comme il se doit en s’offrant les services d’un huissier de justice assermenté pour l’achat, l’organisation de la session et le dépouillement des notes de chaque dégustateur.
Je vous en avais déjà parlé en décembre dernier dans mon bulletin intitulé “quand Balthus fait son buzz”.

Aujourd’hui, vous pouvez retrouver cette vidéo sur You Tube ou directement ici :
L’intérêt d’un tel évènement est de savoir comment se comporte cette cuvée Balthus, réalisée en vinification intégrale, par rapport à des grands vins mondialement réputés, et ce, sur différents millésimes caractérisés par des typicités bien distinctes.
 
De nombreux internautes avaient alors critiqué la méthode employée en refusant la notion de classification de vins entre eux, même lorsque l’on ne prend en compte que la notion de plaisir, de “buvabilité”, comme certains peuvent dire, ou d’équilibre et de complexité.

Ces vins sont issus de régions géographiquement proches avec des cépages, certes en proportions différentes, mais similaires (Merlot et Cabernets).
La notion de terroir prend alors tout son sens dans ce qu’elle a de plus complexe et l’on peut enfin une fois de plus montrer qu’avec de grands terroirs en adaptant sa manière de travailler on peut arriver à l’excellence qu’un Petrus ou un Cheval blanc ont déjà su atteindre de si nombreuses fois.

Certes, au final un grand vin doit savoir vivre de son propre nom et je suis convaincu que ceci est le but le plus noble vers lequel chaque viticulteur doit tendre. Mais avant cela, il faut réussir à se faire déguster en toute objectivité pour qu’enfin les amateurs de grands vins frémissent à la seule évocation de notre nom comme je peux frémir lorsque l’on me parle d’un Château Grillet, d’une Petite Sibérie ou d’un Cristal de Roederer…

Oui faire du vin c’est de l’art, oui la perception que chacun a d’une oeuvre d’art est affaire de caractère, d’humeur et d’histoire personnelle. Oui je le revendique, nos vins transpirent notre passion et notre recherche d’excellence.
Nous sommes des passionnés et nous vivons pour notre métier, les pieds dans la terre et la tête dans les nuages. Mais nous revendiquons simplement le droit d’être écoutés et dégustés à notre juste valeur et à ne pas être freinés et alourdis par des institutions qu’il faudrait rénover et qui peuvent brider la créativité de bon nombre de viticulteurs tout aussi talentueux que nous.

Alors si ce coup de projecteur peut faire comprendre au consommateur qu’il doit savoir regarder un peu plus loin que ce que 1855 a engendré alors oui nous aurons réussi le pari de montrer que l’AOC Bordeaux n’est pas une petite appellation de Bordeaux et peut être très bientôt, mais c’est de plus en plus le cas grâce à You Tube, Reignac pourra vivre de sa propre renommée.Nicolas.
 

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