Le blog

de REIGNAC

Shares

Le nez du vin est au jardin.

27 février 2012 | Par Nicolas Lesaint

Ça y est, c’est le retour du printemps, je le sens, je le vois partout et ça me permet de revenir enfin à ma  passion première : le jardinage.
Après un premier week-end à pouvoir bêcher, tailler, nettoyer, ratisser et constater malheureusement les nombreux dégâts du gel (ce n’était que des mauvais choix d’espèces après tout) je commence à revivre.
J’ai toujours souhaité réunir mes deux passions, la vigne et les jardins. C’est donc tout naturellement que mes nombreux projets hivernaux de jardins s’en ressentent.


Ah, les arômes des vins ! Leur bouquet comme on dit. Leur intensité, leur complexité, leur persistance, leur droiture, leur netteté. Bref tout un ensemble de caractéristiques qu’il est impossible de définir si notre dictionnaire interne des odeurs n’est pas complet et régulièrement mis à jour.

Alors, c’est vrai qu’il existe les différents nez du vin qui sont disponibles dans le commerce et qui sont très pratiques car un bon nombre de parfums sont parfois compliqués à trouver chez soi. En revanche la durée de vie dans le temps des échantillons est parfois aléatoire et la réalité de la reproduction des parfums parfois douteuse.
Si l’on regarde les grandes familles aromatiques qui caractérisent les différents nez des vins, les spécialistes vous dirons que l’on peut trouver :
  • Les notes acidulées.
  • Les notes florales.
  • Les notes végétales.
  • Les notes épicées.
  • Les notes minérales.
  • Les notes iodées.
  • Les notes fruitées.
  • Les notes camphrées, musquées.
  • Les notes de garrigue.
  • Les notes de sous bois.
Sans compter les notes de défauts comme la réduction, le fétide, la poussière, etc.
Il est très facile de créer son propre référentiel aromatique pour peu que l’on connaisse les plantes et que l’on ait un peu de place chez soi.
L’idée m’est donc venue d’élaborer un jardin des senteurs basé sur toutes les plantes pouvant entrer dans la composition du nez d’un vin par leurs fleurs, leurs fruits, leurs feuilles ou les connotations subjectives qu’elles peuvent évoquer.

Par exemple pour les notes épicées : l’Herbe au Curry, les Cosmos Chocolat, la Menthe poivrée, la Menthe épicée marocaine, les Capucines…

Pour les notes fleuries des vins rouges : les Iris, les Lys, les Rosiers, le Fenouil, les Violettes ou les Muscaris.
Alors que pour les vins blancs, ce sera plutôt le Lilas, le Chèvrefeuille, le Sureau, le Citronnier, le Jasmin, l’Aubépine…
La palette est donc immense pour celui qui connaît un peu la botanique et les possibilités de jardins sont infinies. Surtout si l’on veut travailler par thème.
Ce jardin verra peut-être le jour à Reignac dans quelques temps autour de notre magnifique tour dédiée à la dégustation à l’aveugle. Certainement lorsque nous nous serons davantage développés dans l’oenotourisme. En tout cas je l’espère…
En attendant, si vous manquez un peu de place, vous pouvez toujours adopter l’arbre Pompadour aussi appelé Calycanthus floridus qui est décrit comme une espèce dont les fleurs sentent… le vin.

En plus, ses fleurs sont magnifiques.

Tout un programme si en plus ses arômes changent avec le terroir…

Nicolas.

Un commentaire ?

Vous avez aimé ce blog, vous aimerez sans doute ceux-là :


  • Contact
  • Boutique
  • Vidéos
  • Blog
  • Facebook
  • Twitter
  • Google+
  • Youtube
  • Instagram
  • Tripadvisor