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Le chant du Cygne de l’Esca.

6 mars 2012 | Par Nicolas Lesaint
On m’a toujours dit que la musique adoucissait les mœurs et il est vrai qu’elle a toujours été très importante pour moi et qu’elle accompagne en permanence mon quotidien.
A de nombreuses reprises, j’ai entendu parler de l’effet qu’elle pouvait avoir pour calmer les animaux. Après tout si ça marche sur nous qui ne sommes que des animaux un peu plus évolués, quoi que… Pourquoi ça n’aurait pas d’effet sur les vaches ou les brebis.
En revanche, que l’on puisse directement agir sur certaines capacités des végétaux comme la résistance à la sécheresse ou aux maladies, cela me paraissait plus que futuriste il y a encore quelques jours.
L’association de la musique et de l’agriculture est une tradition pluri­millénaire qui se pratique sur les cinq continents à travers ce qu’on appelle les « chants agraires », que l’on retrouve aussi bien en Chine, en Amérique du Sud ou en Corse. Cela restait alors un savoir empirique.
Un chercheur nommé Joël Sternheimer, diplômé en 1967 de l’université de Princeton et actuellement conseiller scientifique à la cité des Sciences et de l’Industrie de la Villette, s’est penché sur le sujet depuis très longtemps et a mis en évidence un incroyable phénomène qui est à la base de toutes ses études et peut-être d’une application assez surprenante. Regardez cette petite vidéo dans laquelle il vous explique ce qu’il a découvert.

  ICI

Il a donc créé une société, Genodics, et après la Tomate, il s’est lancé sur une recherche d’application de sa découverte à la vigne.
Ainsi depuis 2003, il teste l’effet sonore de certaines “Protéodies” (séquences musicales) sur la prévention de l’Esca et du Mildiou. Ces essais auraient montré les effets du processus et aujourd’hui plusieurs propriétés viticoles travaillent en collaboration avec lui pour une observation sur du long terme du phénomène (15 parcelles sont étudiées dans différentes régions). Plusieurs applications sont d’ores et déjà disponibles :
  • la régulation des processus de croissance et de développement
  • la prévention des maladies (bactériennes, virales ou fongiques) et la stimulation des défenses
  • la stimulation de la résistance aux stress (eau, chaleur, froid, gel…)
  • l’économie d’intrants (engrais, traitements sanitaires, eau, énergie, etc.)
Son invention a été brevetée, ce qui a nécessité de prouver scientifiquement ses dires. De toute évidence cela a été le cas, mais ses détracteurs sont encore nombreux.

Aussi travaille-t-il aujourd’hui avec une équipe de chercheurs de Reims qui a identifié des facteurs éliciteurs  (facteurs de protection naturels des plantes). Notamment une protéine qui aurait un rôle capital dans la résistance au Botrytis… Joël Sternheimer aurait alors identifié la Protéodie correspondant pour agir sur la synthèse de cette protéine. Dès lors, les chercheurs ont les anticorps correspondant à cette protéine et il sera possible de mesurer directement le taux de production de cette protéine et ainsi voir s’il y a augmentation ou non du taux de synthèse de celle-ci. Donc voir s’il dit vrai…

 
A suivre donc, mais une fois de plus la science vient à notre secours et à force de chercher on arrivera bien un jour à tomber sur un chercheur qui trouve… :-)

Et puis de découvrir qu’Iggy Pop ou Louise Attaque rendraient nos Merlots plus résistants au Botrytis ou au Mildiou,  ça serait quand même une belle avancée…

 
Nicolas.

Commentaires(1)


  1. et en plus c’est 100% naturel , pas de pollution , répercussion certaine sur le coût des traitements !
    c’est extra

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