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Sécheresse vous avez dit sécheresse ?

15 mars 2012 | Par Nicolas Lesaint

Si l’on fait le bilan des précipitations depuis le 1er janvier 2012, c’est plus de la moitié de la France qui est touchée par un important déficit pluvieux. Il dépasse les 60% sur les régions de l’ouest et du sud-ouest, le bassin parisien et le golfe du Lion. En allant vers le nord et le nord-est, le déficit pluviométrique est moins important avec même une situation proche de la normalité dans le Nord-Pas-de-Calais, seule région a avoir connu des précipitations conséquentes au début du mois de mars. C’est normal, ” c’est le Nord !... ”  :o) 

Pour de nombreuses régions, c’est le troisième hiver où les précipitations “efficaces” sont très inférieures à la normale. Dans les régions de l’ouest et du sud-ouest les nappes phréatiques sont largement déficitaires. Les régions proches de la Méditerranée sont les seules à conserver un léger excédent dû aux hivers 2010 et 2011 très arrosés.
D’accord, nous avons eu de la pluie en novembre, mais les cumuls sont restés peu importants et la vague de froid du début d’année a aggravé ce phénomène de manque d’eau.

La situation est donc grave mais pas désespérée.
Dans les quinze jours à venir, la météo est claire : pas de pluie à l’horizon. En revanche, ce sera d’ores et déjà le paramètre à prendre en compte pour ce début de développement de la vigne. La végétation n’est pas encore en période de consommation d’eau, heureusement, les nappes peuvent donc encore se remplir un peu. Mais les réserves utiles sont vides. Les premières restrictions seraient même déjà tombées en Aquitaine.


On sait très bien ce qu’a été 2011 en terme de pluviométrie et lorsque l’on regarde la carte que j’ai pu trouver sur la pluviométrie comparée à la moyenne pour le début de cette année, dans le dernier numéro de la France Agricole, on voit bien que la situation n’est pas très confortable en ce début de saison c’est le moins que l’on puisse dire…

Donc, encore un nouveau millésime qui commence à pointer son nez et l’on pense déjà à adapter, raisonner, interpréter, prévoir ce que Dame Nature nous réserve.
Mais dieu seul sait à quelle sauce nous serons mangés. Au viticulteur d’être attentif, le nez au vent et le calendrier lunaire proche du tracteur pour réagir au bon moment et savoir une fois de plus parier sur une météo bien changeante, quoi que… Et qui reste malgré tout bien difficile à prévoir…

Nicolas.

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