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SME sur le terrain partie 1 : c’est parti !

26 mars 2012 | Par Nicolas Lesaint

Ça y est, c’est parti, ce 22 mars nous avons débuté la première session de formations de notre groupe de SME, géré, suivi, motivé, stimulé, par le groupe Mérithalle fondé par Hélène La Guerche et Florent Labadie. Ce sont eux les formateurs que nous avons choisis pour nous guider dans cette démarche durant deux années.


Ce premier regroupement s’est déroulé exceptionnellement sur une propriété hors du groupe  : Larose-Trintaudon. Le thème en était ” Les ressources humaines “ et tout ce qui s’y rattache.  Et croyez-moi il s’y rattache pas mal de choses…

Cette propriété est très impliquée depuis de nombreuses années dans bon nombre de démarches et de référencements : ISO 9001, ISO 14001, Abeille sentinelle de l’environnement,  Charte Internationale des Nations Unies Global Compact, Certificat AFAQ 1000NR niveau Maturité… Bref tout un programme pour des personnes qui s’intéressent au Système de Management Environnemental qui peut déboucher sur de l’ISO 14001.
La matinée fut intense, à parler d’obligations règlementaires comme le registre du personnel et ses cas particuliers, le règlement intérieur,  l’affichages obligatoires, les plans de formations, les fiches de postes, les grilles de compétences, ou  les entretiens individuels de fin d’année.
C’est terrible tout ce qui peut exister dans ce domaine et toutes les occupations insoupçonnées jusqu’alors, que l’on peut se créer suite à cette journée.
En tout cas, très bonne ambiance de groupe, très bons échanges sur le sujet du jour et sur plein d’autres très intéressants. De bon augure pour les prochaines visites.
La visite technique de la propriété suite à cette matinée nous a montré  une exploitation très structurée. Ça le nécessite c’est certain avec 199 ha exploités et 1 200 000 bouteilles produites par an…
Je pense que la partie qui m’a fait le plus rêver, comme d’autres Chefs de Culture de toute évidence, c’est la partie atelier mécanique avec ses trois mécaniciens, son magasin de pièces mécaniques d’avance et un rangement impeccablement adapté malgré une activité de toute évidence importante.

En tout cas, pas mal de pain sur la planche pour que nous puissions atteindre le niveau de Larose-Trintaudon en gestion des ressources humaines et un peu de stress pour nous à Reignac d’ici au 19 avril prochain puisqu’à cette date, c’est nous qui recevons une partie du  groupe sur le thème du retraitement des effluents viti-vinicoles et du traitement des eaux de forage.

Mais nous allons tout préparer pour partager le plus d’informations dans un domaine où nous sommes déjà pas mal avancés…

Nicolas.

Commentaires(6)


  1. C’est vrai que 199 ha en désherbage total, ça compte pour le respect de l’environnement…

  2. Nicolas Lesaint


    C’est en effet un “petit” bémol qu’il est difficile de comprendre compte tenu de l’ensemble des décisions environnementales choisies et des référentiels qu’ils ont pu obtenir.


  3. Parce que ces “décisions environnementales” ne sont que des détails débiles au milieu d’une mer de désherbants et de pesticides.

  4. Nicolas Lesaint


    Pour eux, peut-être que l’intérêt de la communication passe avant tout investissement technique à la vigne. Il faudrait les mettre face à cette aberration technique et voir ce qu’ils répondent. Compte tenu de leurs moyens, il est certain qu’ils auraient pu être en travail mécanisé depuis longtemps surtout lorsque l’on connait la nature de leurs sols.


  5. Et vous trouvez que c’est un exemple à promouvoir de la com sans aucun acte réel pour l’environnement autre que des bacs de rétention sous un bidon d’huile (qui ne perd jamais) et autres futilités du même genre ???

    • Nicolas Lesaint


      Je n’y suis pas allé pour prendre exemple sur leurs techniques culturales qui pour moi sont passéistes. J’y suis allé pour être formé sur l’ensemble des règlementations en relation avec la gestion des ressources humaines en entreprise et lorsque l’on doit gérer comme eux plus de 60 salariés on en connait certainement plus long sur le sujet qu’une petite entreprise qui n’est constituée que de 12 permanents. Il y avait d’ailleurs avec nous une propriété de Loupiac constituée de quatre salariés qui cherchait elle aussi à s’améliorer.
      A chacun ses contraintes, à chacun ses moyens et à chacun ses objectifs. Bien souvent on ne peut faire évoluer les habitudes techniques que progressivement surtout lorsque les responsables techniques ne sont pas les propriétaires et qu’ils doivent rendre des comptes à un ou plusieurs dirigeants voire, et c’est alors encore plus difficile, à des actionnaires.
      Je ne prétends donner de leçons à personne et j’essaie toujours de balayer devant ma porte avant de parler. Mais rien que pour la qualité de leur suivi du matériel viticole, pour leur organisation d’atelier et leur prise en compte des risques qu’ils génèrent, cela valait le coût d’aller les voir. C’est en se déplaçant et en allant voir d’autres viticulteurs que l’on progresse. Sachez que je ne fais pas la promotion pour la com de Larose-Trintaudon, pour rien au monde je ne voudrais y travailler. En revanche, la démarche du SME et la remise en question de notre propre mode de travail en se côtoyant, comme c’est le cas avec des médocains, des sauternais, des libournais, des viticulteurs de Fronsac, des gros, des petits, des conventionnels ou des bio, me plait énormément. Mais nous ne pouvons pas être tous d’accord, cela ne serait pas intéressant et vous n’auriez rien écrit sur ce blog.
      Enfin, si nous continuons à échanger, la notion d’Anonyme ne me suffit pas et j’espère que puisque maintenant vous me connaissez techniquement, je pourrai avoir le plaisir de savoir à qui je parle.

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