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Beau temps pour les grenouilles !

25 avril 2012 | Par Nicolas Lesaint
Décidément, les années se suivent et ne se ressemblent pas. Après un hiver pour lequel les températures auront été plus qu’atypiques avec un très gros déficit en pluies et des températures minimales aux environs de -15°C, nous voici avec un début de printemps très arrosé…
L’an dernier, nous avons eu 7mm de pluie à Reignac au cours du mois d’avril alors que nous en sommes déjà à 64mm cette année et que la fin de la semaine n’est pas terrible. Les températures très largement au-dessus des moyennes saisonnières en 2011 à la même époque, sont actuellement à des valeurs, certes plus proches des normales de saison, mais ne dépassant pas les 10 à 12°C en journée.
Certaines zones ont même déjà été affectées par la grêle, c’est le cas pour les communes de Martillac, Pessac et apparemment certaines zones du Médoc. Heureusement à des niveaux ne remettant pas en cause la production de l’année. Ce qui n’est pas le cas dans toutes les régions viticoles de France : ICI


Quelques petites gelées dans les bas fonds ou dans certaines zones de Saint-Emilion sont aussi à noter.
Résultat pour nous, des vignes en attente de jours meilleurs avec des végétations jaunissantes liées à des accumulations d’azote et un manque de chaleur qui permettrait une explosion de la pousse.
Nombreuses sont les vignes pour lesquelles cet arrêt sera synonyme de décalages phénologiques qu’il faudra bien gérer aux vendanges vertes cet été.



Quoi qu’il en soit, il faut toujours trouver un côté positif à la situation, c’est ce que je rabâche à ma fille… positivons !


Cette période perturbée permet à bon nombre de viticulteurs de se mettre à jour sur le pliage sans que les bourgeons ne soient trop éclatés.
Pour ce qui est des ressources en eau des nappes phréatiques, malheureusement il est bien trop tard pour que ces pluies ne permettent à leurs niveaux de remonter. En revanche, elles sont très bénéfiques pour la végétation en général qui n’en attendait pas moins surtout en ce début de pousse.

Mais, le plus important peut-être pour nous viticulteurs, c’est l’effet que ces pluies ont sur les populations d’Eudémys et de Cochylis qui ont eu un hiver plus que favorable à leur conservation. Comme me le disait Thierry Denis, Directeur du Service Santé et Agro-Ecologie du vignoble de l’INRA de Bordeaux, cet hiver 2011, très froid et sec, aura permis à ces populations de se maintenir à un niveau fort qui aurait été explosif si le printemps n’avait pas été aussi humide lors des premières éclosions. Ne pouvant pas se retrouver pour se reproduire à cause des vents très importants et de l’humidité ambiante permanente, ces papillons ne devraient pas produire de génération dévastatrice risquant d’avoir un gros impact sur la production de l’année.
Le problème est que dès le milieu de la semaine prochaine, les températures devraient s’enflammer (j’entends parler de 25°C) et par conséquent les modèles prévisionnels pour l’Oïdium et le Mildiou devraient faire de même…

Donc, ça y est, les stratégies se précisent, les données météo sont épluchées, les pulvés sont prêts, les chauffeurs sont en alerte, tout est fait pour ne pas louper son départ car on sait bien que pour réussir sa campagne phytosanitaire, il vaut toujours mieux prévenir que guérir…


Nicolas.

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