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La fin d’un cycle, le début d’un autre.

26 mai 2012 | Par Nicolas Lesaint

Ça y est, une dure semaine vient de s’achever pour le chai avec la mise en bouteilles du millésime 2010 en rouge et du Reignac blanc 2011.
En fait, cela fait trois semaines que nous sommes pied au plancher pour assurer le remontage des lots qui étaient encore en barriques le mois dernier, leur assemblage selon leurs origines et leur qualité et leur filtration d’avant mise.

C’est pour avoir le maximum de marge de manœuvre dans l’assemblage final que nous faisons en sorte de conserver les différents lots séparés tout au long de leur élevage.
La qualité intrinsèque d’un lot est forcément un très bon indicateur de sa destination finale mais il arrive, quelque fois, qu’en fonction des lots de barriques utilisées, du tonnelier et des caractéristiques du millésime, certains lots soient finalement du niveau du Grand Vin et d’autres au contraire redescendent dans le Château faute d’une complexité suffisante pour le Grand Vin de Reignac.
Chaque vin ayant sa typicité et en fonction de notre objectif de dégustation, nous adaptons ainsi l’assemblage final à l’évolution du vin après les 18 mois d’élevage.

C’est avec Mikaël Laizet, collaborateur direct de Michel Rolland, que nous définissons les différents assemblages.


Ah! la période incroyable des dégustations de pré-assemblages et d’assemblages où l’on se fait bien souvent surprendre par l’origine des lots…
Mais en général, la grande majorité des tris parcellaires correspondent à ce pour quoi on les destinait.

C’est un moment où l’on peut définir pas mal d’objectifs de travail au vignoble pour tenter de s’approcher du vin que l’on souhaite produire. Jouer sur le fruit, la typicité du cépage, la complexité du vin par la charge en raisins laissés aux vendanges vertes, les échardages ou des effeuillages, travailler les sols ou non, voir l’impact de l’arrêt du désherbage sous les rangs etc.
Autant de possibilités qui mettent vraiment en lumière le lien plus qu’étroit qui existe entre le terroir dont sont issus les raisins que l’on a travaillés pendant les vinifications et l’élevage, et le vin qu’ils ont donné.
Le but du jeu est alors d’associer chaque lot aux lots qui lui correspondent le mieux.

Une fois de plus, le savoir-faire joue pour beaucoup avec très souvent une part non négligeable d’impondérabilité et de pur ressenti pour les décisions finales quant au volume que l’on peut produire par catégorie sans changer la typicité du vin fini.
Ce qui est certain, et c’est très bien comme cela, c’est que c’est toujours l’assemblage des différentes barriques d’un même lot et l’assemblage des différents lots retenus, entre eux qui nous offre le maximum de complexité.

Cet assemblage toujours très facile à réaliser sur le papier reste parfois bien plus complexe dans le chai. Heureusement pour nous, c’est là que s’avèrent indispensables et très pratiques nos quelques grandes cuves souterraines qui nous permettent d’éviter de trop manipuler les vins lors des pompages d’assemblages. Mais malgré tout, cela reste un peu sportif et très mathématique.

Pendant ce temps, ce sont les différents lots du millésime 2011 qui en profitent pour être “descendus” dans les barriques ainsi libérées et qui rejoignent donc les meilleurs lots de Grand Vin et de Balthus qui eux sont déjà en barriques neuves depuis le lancement des fermentations malo-lactiques.

Bref, un beau chassé-croisé qu’il faut savoir gérer. Ça, c’est le job d’Olivier, Benjamin et Romain qui, ma fois, ont réussi à être prêts dans les temps.

Après, c’est un travail de mise en bouteilles que nous faisons faire sous haute surveillance par une entreprise extérieure, la même depuis de nombreuses années (SOCOBLA) et qui connaît bien nos exigences.


Reste ensuite la partie de Tetris visant à stocker nos différents box de bouteilles de façon à perdre le moins de place possible. Là aussi, ça n’est pas toujours simple mais à ce jeu, Olivier et Benjamin en sont au monde n°34… ;o)

C’est donc fait. Et pour vous, qui avez réservé notre millésime 2010 en primeur, cela veut aussi dire que vous serez très prochainement prévenus de ses mises à disposition.

( Petite photo de famille )

Ainsi, c’est fini pour ce millésime, après une année de culture, un mois et demi de vendange et dix huit mois d’élevage. Ce vin ne nous appartiendra bientôt plus. A vous de le déguster et, j’espère, de l’apprécier.
Le 2011 réclame toujours toute notre attention alors que le 2012 dès sa jeunesse exige une haute surveillance…


Allez, santé à tous !


C’est la fin d’un cycle et le début d’un autre. Tout n’est qu’un éternel recommencement mais avec le piment de l’imprévu… et cette année, le printemps aura été un peu mexicain… :o)


Nicolas.


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