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de REIGNAC

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Oh! Oh! Oh! Oh!…

9 juin 2012 | Par Nicolas Lesaint
Cela faisait quelques jours que je sentais bien que quelque chose se passait à Reignac… Quand je m’approchais des chauffeurs, tout de suite, les discussions s’arrêtaient, des regards fuyants, des signes entre eux…

Malgré des journées très remplies actuellement, je ne les sentais pas forcément pressés de rentrer chez eux, retardant le départ du soir, restant pour discuter, ranger le matériel…

Cependant, jeudi soir, je ne pus ignorer un changement de direction de dernière minute de la Xantia bleue de Cyril vers… les fins fonds du bois…

Je pris mon courage à deux mains et surtout mon tube de citronnelle, parce qu’en ce moment il faut vraiment avoir une bonne raison pour rentrer dans le bois à moins que vous aimiez vous faire mitrailler par des myriades de moustiques tigres porteur du Chikungunya…
Je le suivis donc.

Avançant prudemment tout en me donnant de grandes claques toutes les trente secondes, j’approchais du lieu fatidique. Pas de bruit si ce n’est le tac tac tac d’un pic vert et le coucou, et bien, d’un coucou…
Puis un crac. Un deuxième crac. Et, silence…
Au bout de trente deux piqûres sur la joue gauche et vingt quatre sur le front, je décidais de rentrer. Et là, là, sur quoi je tombe… Yes!
Yes, yes, yes, ….
Tout devenait alors très clair, les messes basses, les discussions…

A Reignac, il n’y a jamais de ceps, jamais, jamais, jamais. Ça ne vaut jamais le coup d’aller parcourir les fougères et les ronces pour deux malheureux bolets à moitié véreux qui en plus n’auront pas de goût. C’est toujours deux semaines après le grand boum que l’on apprend que “Ah ben oui, il y a eu une pousse, on t’avait pas dit ? “.
Que voulez-vous, l’amateur de champignons ne révèle jamais ses sources et quand il raconte ses cueillettes, c’est toujours un peu comme un pêcheur de carnassiers qui explique comment, adepte du ” No kill “, il a attrapé le week-end dernier le plus gros poisson du secteur Gironde mais que manque de chance le portable était déchargé et qu’il n’a pas pu prendre de photo…

Mais, j’exagère un peu. Un peu beaucoup même.
Si pour les cèpes, c’était un peu vrai la première année où je suis arrivé à Reignac, ça n’est plus le cas aujourd’hui et l’information sur le sujet circule bien… même s’il y a encore un décalage de deux ou trois jours avant que la chasse soit officiellement ouverte.

C’est donc la première pousse de l’année, pleine de promesses pour l’amateur de champignons et c’est donc tout heureux que vendredi soir nous avons pu déguster notre première poilée de cèpes fermes et parfumés accompagnés de persil et de petits lardons…
Est-ce que 2012 sera un bon millésime pour le Reignac ? On ne le sait pas encore même si ça ne part pas mal du tout. En revanche, pour les Bolets, le début de l’été est extrêmement prometteur.
Et qui sait, peut-être qu’il en restera assez pour que le 23 juin,  journée portes ouvertes, un des lots promis soit quelques bons gros kilos de vrais cèpes bordelais purs produits de notre bois. Mais pour cela, il faudra venir nous voir. Alors rendez-vous dans quinze jours…

Nicolas.

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