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SME partie cinq : la notion de risque

22 juillet 2012 | Par Nicolas Lesaint

Déjà la cinquième réunion du groupe et la dernière avant les vendanges.
Je dois reconnaître que cela a été un peu difficile de se libérer et d’accepter de sortir de Reignac pendant une journée complète. D’autant plus que nous étions en renouvellement de protection pour le secteur intérieur de la propriété. A posteriori, ce fut un bon test, puisque tout s’est bien déroulé et une bonne manière de confirmer que lorsque tout est bien préparé, nul n’est irremplaçable. C’est d’ailleurs le but du système organisationnel que chacun devrait se fixer : faire en sorte qu’en cas d’absence de n’importe quel poste de l’entreprise, tout soit prévu pour que ceux qui sont là soient capables de trouver les informations dont ils ont besoin pour se débrouiller seuls.
Pour ce cas précis, test réussi avec succès et après tout, je me dis que je devrais renouveler cet exercice plus souvent… ;o)
Donc, nous étions reçus cette fois-ci par le Château Branda et dans un premier temps par la Cave coopérative de Lussac Saint-Emilion et Puisseguin (pour le local indispensable à cette formation).

Nous sommes dans une société où la notion de risque prend une place de plus en plus importante et où celle du fataliste n’a plus lieu d’être. On pourrait en parler pendant des heures et s’interroger sur l’opportunité d’un tel fonctionnement directement influencé par le modèle américain, mais quoiqu’il en soit, il faut faire avec, ne pas faire l’autruche et savoir faire face à ses obligations.
Ce thème de la notion de risque au travail, beaucoup moins glamour que celui des cessions précédentes, il faut bien l’avouer, nous a donc permis de prendre conscience de l’ensemble des responsabilités que l’on a lorsque l’on est chef d’entreprise, cadre ou ouvrier en poste dans une exploitation viticole. Les notions de risques pour la santé ont bien sûr été abordées mais aussi celles liées à la pollution et aux incendies.

(Pas mal comme technique non ?)
La part des assurances dans l’ensemble de ces domaines a bien été mise en avant et chacun devrait prendre le temps de relire complètement son contrat d’assurance. Même les phrases écrites en tous petits petits caractères… Vous savez, celles en fin de page qui n’attirent jamais votre attention.
Je retiendrai surtout un grand principe qui résume parfaitement la politique d’entreprise à avoir et qui comporte neufs grands idées générales :
  • Eviter les risques.
  • Evaluer les risques qui ne peuvent être évités.
  • Combattre les risques à la source.
  • Adapter le travail à l’homme, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail, le choix des équipements…
  • Tenir compte de l’état d’évolution de la technique de travail.
  • Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n’est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux.
  • Planifier la prévention en y intégrant la technique, l’organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales…
  • Prendre des mesures de protections collectives en leur donnant priorité sur les mesures de protections individuelles.
  • Donner les instructions appropriées aux travailleurs.
S’en est suivie une visite très attendue par la gente féminine du groupe : les responsables de secteurs des pompiers de Castillon et Libourne. Et là, je peux vous assurer que certains yeux brillaient… Ah le mythe du Sapeur Médard…
Après une visite très intéressante du château Branda et quelques points techniques à retenir comme leur bac de rétention amovible pour pulvérisateurs qui pour ma part solutionnerait bien quelques uns des risques, retour au local pour achever la journée par l’intervention du service prévention de la MSA.

Et là, la discussion s’est, je dois dire, un peu plus animée. Surtout sur les obligations que chaque exploitant a de tenir des fiches d’expositions de ses salariés sur la manutention, les postures pénibles, les vibrations mécaniques, les températures extrêmes, les produits de traitements quels qu’ils soient, le bruit et le travail répétitif. Tout un programme lorsque l’on sait qu’il faut répertorier des dates et des durées d’expositions à chacun de ces paramètres et pour chaque salarié, même saisonnier… Sommes-nous des usines administratives, on est en droit de se le demander parfois… Mais l’administration a autorité pour nous demander ces registres en cas de contrôle et elle  peut nous “rappeler” à l’ordre s’ils n’existent pas.

Pour ce qui est de nos pistes d’amélioration, dans un premier temps, à Reignac, nous organiserons très certainement une visite de nos amis pompiers de Saint Loubes, dans le but d’un partenariat sur la sécurité incendie. Cela fait partie de leurs principales missions et ils sont demandeurs de ce type de rencontres alors pourquoi s’en priver.
Plus les échanges auront été nombreux et plus la communication devrait être facilitée si un jour un problème se présente.

En attendant, soyez prudents et n’ignorez plus vos risques sinon il se pourrait qu’ils vous rattrapent un jour…


Nicolas.

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