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2012 sera-t-il proche de 1990 ou de 1998 ?

18 septembre 2012 | Par Nicolas Lesaint

2012 nous est apparu comme un millésime totalement à part avec des conditions climatiques parfois très surprenantes. J’étais le premier à le revendiquer, tant à certains moments de l’année il était difficile d’organiser les différents travaux. Mais, le dernier numéro de l’Avenir Aquitain tendrait à confirmer un de nos gros défauts, celui d’oublier un peu rapidement ce qui s’est passé les années précédentes.
Que voulez-vous, le temps s’écoule tellement vite que l’on passe nos journées à se projeter  dans l’avenir. Cela ne nous permet pas toujours de se poser un moment pour se retourner sur ce que nous avons fait et ainsi discuter en toute sincérité.

On le sait, 2012 aura été très arrosé en avril et reste, pour ce qui est des cumuls de pluviométrie, assez proche de 2009 sauf pour avril. La répartition de cette pluviométrie entre ces deux millésimes reste cependant bien différente, ce qui a rendu 2012 beaucoup plus compliqué en terme de lutte phytosanitaire.
J’ai trouvé cet article de l’Avenir Aquitain très intéressant mais comme il n’existe pas en tant que tel sur le net, je vous en ai recopié une partie qui résume bien ce qui s’est passé cette année :
” Février aura été froid. 2012 est d’ailleurs particulièrement atypique sur ce point par rapport à de nombreux millésimes. Pour la période mars/août, on observe une correspondance avec les millésimes 1990 et surtout 1998. 2012 reste tout de même plus frais que 2011 sur le début de l’année. Cette grande période de froid a beaucoup perturbé le cycle végétatif de 2012…
Du côté des précipitations, 1998 et 2012 se ressemblent. A ce titre les relevés d’avril sont impressionnants. Cette pluie a été très bénéfique car la crainte à l’époque était de repartir sur une sécheresse printanière de type 2011…


En terme d’ensoleillement on retrouve une correspondance avec les millésimes 1990 et 1998 sur la période mars/juillet. Le déficit très fort sur avril a certainement eu des conséquences sur un ralentissement végétatif, ainsi que le faible ensoleillement de juin/juillet. On peut rajouter que le stress hydrique printanier de 2011 a perturbé l’induction florale et on a ainsi eu une sortie plus modeste en 2012. Les températures de février ont refroidi les sols et perturbé certainement encore un peu plus la sortie de 2012. La pluviométrie exceptionnelle d’avril 2012 a accentué la perturbation du cycle végétatif avec pour conséquence une hétérogénéité de floraison dans certaines zones. Les sept semaines dernières sans pluie ont quant à elles favorisé la maturité. “

On le voit, de fortes similitudes avec deux millésimes qui ma foi sont des millésimes très intéressants et très plaisants.
Certes les vendanges s’annoncent plus tardives que prévues mais depuis quelques jours les températures excessives ont disparues. Les nuits sont maintenant fraîches. Le régime des températures a donc changé.
Même si on nous annonce quelques petites perturbations, celles-ci n’ont pas l’air bien méchantes et au contraire elles nous seront très bénéfiques en terme d’uniformisation de la maturité.

La décision a donc été prise de repousser encore un peu la reprise des Blancs et le démarrage des Rouges. Pas de tri cette semaine. On regoûte lundi les Merlots et les Sauvignons blancs.
On gagne en goût, il serait idiot de s’emballer et de regretter un manque d’opportunisme.

Dépêchons nous de ne rien faire, observons, dégustons, peaufinons notre réception nous n’en serons que plus à même de gérer l’imprévu qui pointera tôt ou tard son nez… ;o)

Nicolas.

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