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Ambiance bayou sur la Dordogne…

22 septembre 2012 | Par Nicolas Lesaint
Il y a des matins comme ça où il faut avoir la chance d’être au bon endroit au bon moment, et là, je crois que j’y étais…


il ne manquait plus que le grand Alligator de Louisiane sortant de la mangrove…

Comme tous les vendredis depuis quelque temps, petit suivi de maturité sur les différentes parcelles pour savoir un peu ce qui se passe à l’intérieur de ces raisins.
De toute évidence, les choses s’uniformisent avec de belles progressions en particulier dans la prise de goût. Les Merlots nous présentent maintenant des degrés compris pour entre 13 sur les Argiles et 14.4 sur les Graves.
Les pH se situent au voisinage de 3.4 et 3.6.  Les acidités totales sont quant à elles plus élevées qu’en 2009 à la même date mais les pH sont eux un peu plus haut qu’en 2010. Millésime pour lequel les pH au final étaient les plus bas qu’on ait eu depuis longtemps à Reignac.
De bonnes acidités en somme qui augurent des équilibres plaisants. Reste l’évolution des peaux qui, elle, se fait lentement.
Mais tout devrait bientôt s’accélérer avec la petite perturbation qui nous est annoncée à partir du début de la semaine prochaine.
A mon avis, il faudra la laisser passer et derrière, tout s’enchaînera assez rapidement pour les premiers Merlots.

Quant à nos Sémillons, l’analyse confirme bien ce que je vous disais il y a quelques jours. Ce sont certainement eux qui ont fait la plus belle progression en terme de maturité. Déjà, esthétiquement cela n’a plus rien à voir par rapport à la semaine dernière. Le doré prend le dessus et analytiquement avec leurs 13 degrés potentiels et leur pH de 3.33, je suis certain qu’ils vont encore pouvoir gagner en richesse et acquérir ce volume en bouche dont ils ont le secret.

Vivement qu’ils soient dans leur oeuf et que leur fermentation avance pour que je puisse vérifier tout cela.


Nouvelle petite dégustation de nos deux lots de Blancs qui fermentent tranquillement.
Les Sauvignons blancs en barriques finissent leur fermentation puisqu’ils sont à 997 de densité alors que l’oeuf de Sauvignon gris quant à lui fermente plus lentement et n’est qu’à 1020. Surprenant, alors que l’oeuf, d’un plus gros volume que les barriques, devrait favoriser un effet masse et une montée des températures. Encore un atout positif à noter pour l’oeuf béton, qui semble permettre des fermentations plus lentes, toujours favorables à la conservation des fragiles arômes.
Les bouches sont fraîches et franches, les équilibres intéressants même si les arômes encore  fermentaires couvrent pour l’instant une droiture que l’on pressent en pleine mise en place.
En tout cas, pour le moment, ça me plait bien.

Les saisonniers s’impatientent. Ils étaient prévenus qu’on allait attendre l’optimum de maturité, mais ils naviguent entre la peur d’être oubliés et l’impatience de débuter. Tout ce que j’espère, c’est que je n’en perdrai pas trop au cours de cette attente. On verra bien.

Allez, je reprends mon hydroglisseur, et je remonte la Dordogne jusqu’à Cabara pour profiter certainement d’un des derniers weekends tranquilles.
On se met dans l’ambiance…


Le soleil se couche, je me dépêche, il paraît que c’est la nuit que le grand Alligator préfère chasser…

” Popom popom popom popom… “


Nicolas.

Commentaires(2)


  1. magnifiques photos ….cela dit, tu m’avais promis de parler d’hamster et la tu parle d’alligator, c’est pas sympas ………..
    en plus le patron etait d’accord !!!!!!!!


  2. Ah, ah, ah,… private joke !

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