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Aujourd’hui, j’apprends à faire un black grape pie !

31 octobre 2012 | Par Nicolas Lesaint

Ce matin, c’est branle bas de combat dans le chai. C’est parti pour le premier décuvage de l’année. En plus, on innove puisque c’est le baptême du feu pour notre nouveau petit pressoir vertical.
Hier soir, comme la notice nous le recommandait, nous avons d’abord écoulé la cuve avant de l’ouvrir…
Donc, ce matin, le lot B est prêt à être décuvé et pressé. Tout d’abord, le vin de goutte est mis de côté. Il sera entonné ultérieurement en barriques neuves pour réaliser sa fermentation malo-lactique.
Maintenant, on sort l’huile de coude pour faire passer le marc qui se trouve dans la cuve vers les deux maies qui seront pressées successivement.


C’est à l’œil et à la dégustation que l’on réalise deux tris qualitatifs en fonction de la couleur de ce vin de presse, de sa charge en lies et surtout de sa qualité gustative.
Bien évidemment, ces deux qualités de tris ne seront pas assemblées et leur destinée finale lors des différents assemblages ne sera pas la même.
Finalement, pour cette première cuve, tout c’est très bien déroulé même si on a un peu tâtonné au début dans le fonctionnement de ce pressoir entre l’installation de la maie, le maintien en pression, la réalisation des cycles que l’on souhaitait faire, etc. On aurait bien aimé être aidé par le gentil commercial qui nous l’a vendu, mais que voulez-vous, disponibilité ne rime pas toujours avec ponctualité…
On a donc cherché par nous-mêmes et après quelques explications par téléphone, on a réussit à se débrouiller face à cet outil dont la simplicité en fait un pressoir efficace et qualitatif à la fois.
Bon d’accord, avec cette cuve de 120hl et ce pressoir de 6hl, on met un peu de temps pour décuver qu’avec notre pneumatique habituel… Parce que comme les cycles de pressurage durent 25 minutes par maie et qu’il y a environ dix maies par cuve, il ne faut pas être trop pressé…





Mais le jeu en vaut la chandelle et c’est bien là l’essentiel.
Mais bon, en ce moment, ça va on n’a que des mouillages à faire sur les cuves qui finissent de fermenter tranquillement, alors on peut se le permettre.
En revanche, ce qui est époustouflant, c’est le gain qualitatif sur le deuxième tri de pressurage qui dès lors sera très certainement beaucoup mieux valorisé en fin d’élevage. Les vins de presse étant tellement intéressants, ce serait dommage de ne pas chercher à les améliorer. C’est donc chose faites.
Mais le grand bond en avant se fera surtout pour le pressurage des Balthus, ça c’est certain, pour lequel les différents tris se feront désormais beaucoup plus individuellement, de barrique à barrique.

Cette première cuve s’est donc laissée faire bien gentiment, pourvu que ça dure et qu’aucune rebelle ne nous embête.

Alors, si vous voulez goûter à nos merveilleux black grape pie, c’est le moment de venir vous perdre à Reignac. En plus, on a de très bons vins pour les accompagner… ;o)


Nicolas.

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