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Entre un film d’Hitchcock et une leçon de chose…

4 octobre 2012 | Par Nicolas Lesaint
Non, vous n’êtes pas dans un remake des “Oiseaux” d’Hitchcock mais bien à Reignac.
Dans un cas comme celui-ci, il vaut mieux fermer la bouche, si vous en avez le temps, et passer son chemin le plus vite possible.
C’est l’époque, dès qu’il se remet à faire chaud et sec, où l’on peut voir ces nuages se former au bout des rangs un peu partout dans le vignoble. Je vous vois venir, non non non, ce ne sont pas des Drosophiles mieux connues sous le doux nom de mouches du vinaigre, habituées à provoquer de gros dégâts sur les récoltes. En fait, ce sont des fourmis volantes.
Finissant leur cycle estival, elles partent à la conquête de nouveaux territoires. Totalement inoffensives pour ce qui est de notre récolte, elles n’en sont pas moins “pénibles” lorsque vous vous trouvez sur leur passage. Une seule solution, fermer les écoutilles, s’éloigner un peu et attendre que ça passe.
A moins que vous ne cherchiez de nouvelles sources de protéines animales économiques et très respectueuses du bilan carbone. D’accord, on est partis dans le SME, mais ma passion pour le sujet ne va pas jusque là… ;o)

Aujourd’hui, tout en finissant notre premier îlot de maturité, nous avons eu droit à la visite de la classe de CM2 de la commune voisine. Non pas pour voir les vendanges, même si on en a forcément parlé un peu, mais plutôt pour une découverte du milieu naturel au sein de nos 35 hectares de bois.
Tels des petits moineaux volant de droite, de gauche, tout droit, piaillant, virevoltant, s’extasiant d’une pâquerette en fleur, ils se sont enfoncés tout l’après midi dans le sous-bois. A mon avis, compte-tenu du niveau sonore, cela a plutôt été une découverte de la flore que de la faune. Ou alors une faune peu farouche… ;o)
Mais, de toute évidence leurs découvertes, mélangées à un imaginaire exacerbé, leur aura laissé de joyeux souvenirs et c’est bien là l’essentiel.
Comme la vie du viticulteur ne s’arrête pas lorsque les vendanges sont enclenchées et que l’on ne peut pas mettre nos sols sur off tels des ordinateurs trop longtemps allumés, il faut savoir profiter de la conjonction du temps libre que nous avons, des 40 mm reçus la semaine dernière et de la nécessité de travailler les sols avant les pluies d’automne.
Nous devons donc : butter les pieds, décompacter les sols, les préparer au semis des engrais verts et semer ces mêmes engrais verts…
Cela fait pas mal de choses à synchroniser. Alors, ne nous énervons pas et procédons par ordre, nous verrons bien si l’été indien nous aidera à aller jusqu’au bout du programme.
Ce sera donc d’abord un buttage du cavaillon qui rapportera de la terre sous les rangs après une saison de grattouille et qui recouvrira les plantules en train de germer.

(Avant)

(Après)

Là, c’est le charmant jeune homme qui conduit le bel engin tout vert du dessus… Si vous êtes intéressés par le tee-shirt, il a une filière chinoise ou coréenne du côté de Moulon je crois… ;o)
Et voici le résultat qui n’est pas mal du tout… Non ?

Nicolas.

Commentaires(1)


  1. trop fort le chauffeur mais merci cyril de m’avoir transmis le coup de volant. Il faut maintenant la casquette… vivement qu’on reparte en vendange . sinon bravo nicolas pour ce blog interessant.

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