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Premier état des lieux pour le millésime 2012 sur Bordeaux

26 novembre 2012 | Par Nicolas Lesaint

Jeudi 22 novembre, deux jours avant mon anniversaire, ça tombait bien, ce fut la fin des écoulages. La quille… comme on dit, même si le travail n’est pas fini, il ne l’est jamais vraiment totalement, c’est quand même une grande étape de franchie.
Ça malote doucement. On surveille ces gerbaudes bactériennes, elles, sont totalement fournies par le terroir, mais là, pour le coup, y a-t-il un intérêt à faire autrement ? Je ne le pense pas.
Les entonnages des lots sélectionnés peuvent se poursuivre plus sereinement et nous rentrons maintenant dans une surveillance analytique plus systématique tant que ces fermentations malo-lactiques ne sont pas totalement achevées.
Vient donc le temps des bilans.
On peut se pencher sur le côté humain et se dire qu’on s’en est pas mal tiré cette année avec des saisonniers plus disciplinés et agréables que les années précédentes.
On peut regarder la partie technique de cette récolte et là, à part quelques pannes aussi subites que brèves, nous n’aurons pas vraiment eu à déplorer de galères interminables pour faire repartir notre réception et rester dans les temps.
Et les vins alors, c’est peut-être le plus important quand même ? Les premiers sulfitages commencent à avoir lieu. Cela va les rendre un peu plus difficiles à déguster pendant un certain temps, alors c’est aujourd’hui que j’ai choisi de demander à nouveau à Mikaël Laizet ce qu’il pense de 2012. Ce qu’il tire comme enseignement de ses galères de l’année et comment il a pu vivre ces dernières vendanges.
Comme il est encore tôt, une fois de plus, pour établir des caractéristiques précises et certaines sur ce millésime, j’ai préféré lui demander quelle était sa vision d’ensemble du bordelais cette année. En fonction des propriétés qu’il suit sur Pessac-Léognan, sur Saint-Emilion, Pomerol ou Lalande de Pomerol. A-t-il vu ressortir certains terroirs, certaines maturités, certaines qualités ?

Commençons par les Blancs :

Qu’en est-il des cépages rouges ?

Bon, on aura compris, si vous en doutiez encore, finalement, ce millésime se présente bien avec des Blancs récoltés sur l’ensemble du bordelais dans de bonnes conditions et des rouges qui seront indubitablement marqués, comme pour 2011, par la patte du viticulteur.
Maintenant, l’élevage commence, et les choix techniques auront là aussi un réel impact sur la voie que l’on s’est choisie.
La déclaration de récolte est enfin faite, nous sommes sur les mêmes chiffres que l’an dernier, c’est ce que nous voulions, bravo à l’adaptation des vendanges vertes à la parcelle, notre vision était la bonne tout en sélectionnant les grappes que nous voulions. Nous n’avons pas subi ce millésime, nous en avons tiré le meilleur pour notre terroir dans la typicité que nous nous étions fixée, et c’est bien là le plus important pour nous. Maintenant, ce sera à vous de nous dire si nos choix furent les bons…

Nicolas.

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