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Le vin c’est bien, mais Paris…

3 décembre 2012 | Par Nicolas Lesaint

Le Grand Tasting… Un nom à faire saliver le moindre amateur éclairé. Pour cette septième édition, ce fut donc ma première fois…

Arrivés à 11 heures à la gare Montparnasse, oui, finalement ma femme a eu pitié de moi et c’est en train que nous y sommes allés…
Une rapide plongée dans les profondeurs du métro parisien, ligne 12, je change à la Madeleine pour la 8 et on descend à Opéra… Remontés à la surface de la terre, un rapide coup d’oeil nous montre que nous sommes situés sur l’avenue de l’opéra. Premier réflexe : “J’achète !” à non, mince on n’est pas dans un Monopoly, c’est dommage parce que qu’on a fait pas mal de cases intéressantes…

Après avoir cherché quelque temps la rue de notre hôtel, rue Gaillon et bien discuté avec le réceptionniste amateur de vin et ancien professionnel du métier, direction le Louvre et sa soi-disant magnifique pyramide de verre. Arrivé sur place, déjà le souffle me manque pendant quelques instants.


C’est toujours assez incroyable de concrétiser une image que l’on a en soi et se confronter à la taille des choses peut parfois vous ramener à votre place de citoyen et à l’histoire de votre pays. Ben là, c’était, totalement, définitivement, ça.

Quelques renseignements plus tard, nous voilà en train de descendre sous le Carrousel du Louvre pour découvrir ce fameux rendez-vous des grands amateurs de vins. Il est midi et l’après-midi s’offre à nous… Par où commencer ?
Déjà un verre à la main, face à un plan détaillé, nous comprenons que nous nous trouvons juste en-dessous du Paradis que nous allons donc nous réserver pour la fin de ce périple. C’est donc sur terre que l’on commencera avec à chaque regard autour de nous, l’envie de changer de direction pour goûter un nouveau vin. 350 exposants et 2000 vins annoncés, ça laisse rêveur…
Après trois heures de rencontres, de discussions et surtout de dégustations nous crions halte avec malgré tout le regret de ne pas pouvoir tout déguster et de peut-être passer à côté de choses extraordinaires.
Malgré tout, une fin en apothéose au Paradis m’aura permis de finir ce Grand Tasting sur une note magnifique d’un Cos d’Estounel 2007 incroyable.
Chaque vin que j’ai pu avoir la chance de déguster était à l’image de ce que j’attends d’un vin, c’est-à-dire qu’il m’interpelle et qu’il m’ouvre vers celui qui l’a imaginé. Que de belles choses, que des bons moments et forcément des souvenirs en plus.


Une nouvelle émotion toute particulière lorsqu’arrivant au stand 90 une cloche s’est mise à résonner annonçant l’ouverture d’une magistrale Petite Sibérie 2005. Et de me rappeler d’Hervé Bizeul me parlant de cette cuvée en la qualifiant de cuvée “Trop”. Trop tannique, trop acide, trop exubérante, trop alcooleuse, trop puissante mais avec, sa, typicité, son, élégance et son rapport à elle qui fait qu’un homme l’a un jour imaginée. Rien que pour ça, cela valait le coup d’affronter cette marée humaine venue s’encanailler avec des vins étonnants.
A trois heures trente, l’affluence nous fait renoncer à découvrir d’autres bijoux et nous retournons sur le plancher des vaches pour une pause sous les arcades du Louvre.

Le reste de ce séjour idyllique ne fut qu’une succession de moments, pour moi inoubliables…


Le musée d’Orsay fut ouvert pour nous tout seul, enfin presque… Le Louvre, quant à lui, attendra notre retour, parce que même si j’ai l’habitude de faire la queue pour prendre une remontée mécanique, celle de dimanche qui faisait le tour complet de la place du Louvre, de la Pyramide et des arcades avoisinantes m’a découragé de toute velléitée d’améliorer ma culture artistique…
En conclusion, le parisien restera malgré tout très pressé et très amateur d’effets de masse ne reculant jamais devant un petit tassement au coin d’une rue d’une avenue ou d’un boulevard… Grand moment devant les vitrines des Galeries Lafayette… Le parisien seraient-il frileux ou manquerait-il seulement d’un peu d’affection ?


Le retour fut aussi rapide que l’aller. Pas de retard insurmontable de la part de la SNCF. Quand je vous disais que le train c’est mieux que l’avion… ;o)

En tout cas, ce qui est certain, c’est qu’on reviendra. Partir c’est bien, revenir c’est mieux, mais c’est pas à Cabara que les pyramides sont les plus belles…

Nicolas.

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