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Comme quoi, tourner en rond peut parfois être la solution !

19 janvier 2013 | Par Nicolas Lesaint
(Illustration Claire Robert)
L’économie mondiale, basée sur l’utilisation des ressources naturelles renouvelables ou non, a toujours considéré la production comme l’atout premier du développement humain. Progressivement, avec la prise de conscience de notre empreinte écologique et du fait que nous épuisons nos ressources, nous nous sommes tournés vers de nouvelles réflexions intellectuelles et pratiques pour mieux contrôler notre mode de production.
Ainsi est apparue la notion de retraitement de nos déchets et leurs valorisations.
Au jour d’aujourd’hui, la part de ces déchets qui arrive à réintégrer notre circuit de production reste très faible finissant soit en combustion et enfouissement, parce qu’une fois triés nous ne savons pas les valoriser autrement qu’en énergie avec donc toujours un déchet ultime, soit en une réutilisation qui, bien souvent, ne dépasse pas un à deux cycles de réutilisation. C’est le cas par exemple du bouchon de bouteille plastique qui une fois trié est transformé en salon de jardin et se trouve alors en bout de chaîne et ne sera pas recyclable une nouvelle fois.

On ne parle donc pas de re-cyclage mais de dé-cyclage. Le déchet est définitivement sorti du processus de recyclage.

Dans la nature, la notion de déchet n’existe pas.
Il y a toujours un cycle de vie capable de se développer grâce au “déchet” du cycle voisin. C’est ce qui fait l’équilibre de notre système environnemental global.
Aussi, chaque élément biologique, chimique ou physique qui entre dans la composition de n’importe quel produit industriel devrait être conçu dans la perspective de son désassemblage et de sa réutilisation.
La diversité des composants devient alors une force, chaque système doit être envisagé comme utilisant des énergies renouvelables et son prix doit refléter la réalité du coût de production et de  son impact environnemental. Ce sont ces facteurs qui permettront un développement industriel harmonieux et vertueux.

Ainsi, un nouveau courant de pensée est en train de se développer nommé “l’économie circulaire”.
McDonough et Braungart expliquent que leur modèle considère que toutes les matières premières entrant dans un processus de fabrication industriel peuvent être vues comme des “nutriments” qui se divisent en deux catégories : les nutriments techniques, c’est-à-dire les matières premières non organiques et non nuisibles à l’environnement (les matières synthétiques non toxiques sont dans cette catégorie), et les nutriments biologiques d’origine naturelle qui peuvent être compostés sans traitement spécifique. Ces éléments de synthèse peuvent être eux aussi recyclés indéfiniment.

“Chaque produit devrait être conçu dès le départ dans une perspective de recyclage ainsi, en fin de vie, ils seront réemployés à la création de quelque chose de neuf”.


Et là, tout change, car l’entreprise qui a fabriqué l’objet a tout intérêt à gérer la vie et le retour à la vie de celui-ci ce qui lui permettra inéluctablement de baisser ses coûts de production.

Cette vidéo que j’ai trouvé sur le site de la fondation Ellen McArtur explique bien ce nouveau concept qui à mon avis est amené à prendre de plus en plus d’ampleur dans les années à venir.
Toutes les filières de production sont concernées et celle du vin aussi.

Révolution intellectuelle, mutualisation des coûts, partage de l’utilisation du matériel et intégration de nos activités dans un cercle vertueux voici les piliers de ce qui feront demain basculer nos professions et notre vie au quotidien.


Nicolas.

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