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Allez va, sans rancune, on oublie nos erreurs et on recommence

25 février 2013 | Par Nicolas Lesaint

Ce matin, réveil difficile avec déjà trois messages sur mon portable qui me lancent des bip-bip incessants pour me pousser à avaler plus vite mon bol de Benco (vous savez, l’énergie plein pot…).
Mais non, désolé, je sais, il a neigé cette nuit, ok, et je me doute bien du contenu des messages qui m’attendent, mais le moment du chocolat chaud du matin en écoutant la radio, c’est sacré.
Un rapide coup d’œil par la fenêtre me confirme qu’en effet un joli poudrage recouvre le jardin mais bon, pas de quoi remettre en question une arrivée normale au boulot.
Les messages sont bien de la teneur que je pensais : stress du flocon qui voltige, routes glissantes, verglas, congères, avalanches, ours polaires de sortie, etc.
Alors je rappelle tout ce petit monde sur la route pour confirmer l’absence de loups ou d’ours pouvant empêcher de travailler aujourd’hui et c’est parti pour une journée quand même galère pour ceux qui seront dehors, je dois bien l’avouer.

Sur la route qui me mène à Reignac, Europe1 me fait un petit résumé du week-end et de ses “grands” évènements politiques, les petites phrases provocatrices des uns, les réponses des autres et puis au détour d’un verre de vin bu par notre président et d’une déjà future candidature présidentielle pour un ancien premier ministre, on nous confirme en quelques secondes ce que j’avais déjà entendu la semaine dernière, la ré-autorisation d’ici peu de l’utilisation des farines animales pour nos poissons d’élevage et bien sagement, dans un an pour les porcs et les poulets à condition qu’il n’y ait pas de cannibalisme…
C’est tellement évident de faire manger du porc ou du poulet à des poissons, et c’est bien connu que le poulet raffole de la côte de porc surtout lorsqu’elle est cuisinée aux sarments… Comment peut-on être aussi débiles et incapables de se libérer de ce carcan économique qui  nous pousse à devoir tout rentabiliser quelles qu’en soit les conséquences ?
Les conséquences on les connait, on les a subies, des gens en sont morts, et pourtant on recommence bille en tête en croisant les doigts et en se disant que cette fois-ci, ça va passer. On est au top sur la traçabilité donc on va parfaitement contrôler les origines de nos produits… C’est bien connu, le cheval ne devient pas du bœuf et l’homme n’est pas capable d’assassiner son prochain sur l’hôtel du profit.
Quand en plus on sait que ces minerais de viande correspondent à tous ces déchets qu’il y a encore quelques années on refusait de valoriser en nourriture pour chats et que maintenant on utilise pour nos steaks hachés, ça veut bien dire la propreté du système… C’était d’ailleurs sûrement nous qui mangions ce qui servait à faire ces farines le temps de leur interdiction… Rien ne se perd,  rien ne se crée, tout se transforme et aller hop circulez y a rien à voir !

Alors, ça y est, je m’énerve tout seul dans ma voiture, je râle et en plus, ça y est la neige s’accélère et je sens que ma conviction pour faire embaucher tout le monde va tomber à l’eau ou dans la congère, ça dépend du point de vue…
Bon, il paraît quand même que notre cher président a dit qu’il allait tout faire pour que le vin ne soit plus diabolisé. Très bien, très très bien M. Hollande, il y a bien une petite loi qui nous empêche de communiquer correctement dans les médias, vous savez bien la loi “Hé vin !”, je pense qu’il faudrait la dépoussiérer un peu, la rajeunir ou bien carrément la désintégrer parce que dans le style “je diabolise une profession qui génère de l’image positive à l’étranger”, elle est pas mal.
Non ? Enfin il me semble.


Finalement, presque tout le monde est là à l’embauche et la défaite des bleus semble avoir plus marqué les esprits que le cannibalisme à venir de nos petits cochons roses.
Pas de broyage aujourd’hui, ce sera taille de la dernière plante, pliage, si si, c’est pas parce qu’il neige et qu’il fait zéro que c’est contre nature, et tombée des bois.

La neige s’accélère.
Ça commence à blanchir sérieusement et déjà j’entends les : ” On va pas pouvoir rentrer ce soir si ça continue comme ça…” ou les ” Non mais Nicolas, les routes, elles vont trop glisser ce soir, on va peut-être pas rester toute la journée…


Attendons, attendons.
Courage à ceux qui resteront, parce que malgré tout, je suis bien content personnellement d’être obligé de me concentrer sur la visite de pré-audit qui m’attend mercredi prochain, et de faire tourner l’ordinateur plutôt que le sécateur…

Merci Florent pour l’alibi… ;o)

Nicolas.

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