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Avons nous vraiment bien tout compris ?

16 mars 2013 | Par Nicolas Lesaint

Il y a des semaines comme ça où, lentement, la Nature vous montre que la vie reprend ses droits, que la belle saison revient doucement se faire entendre à vos oreilles mais aussi que les ratés du moteur météorologique vous font comprendre que, patience, patience, rien ne se passe à la vitesse de la lumière.
Prendre le temps de se recaler à un rythme qui dans quelques semaines va s’accélérer face à l’explosion végétale à laquelle nous allons assister.
L’herbe pousse, les arbres débourrent et voilà déjà le premier vol de Papillon Citron. J’entends les premières tondeuses démarrer chez mes voisins et certaines propriétés ont commencé à déchausser quelques parcelles de vignes, le pliage avance bien, la vigne se prépare elle aussi à participer au spectacle.
Retrouver cette synchronisation de travail est pour moi vital.

Nous sommes “naturels” et nous vivons dans la Nature en oubliant trop souvent que nous ne sommes qu’un de ses maillons et qu’un geste banal dans notre petit village ou dans notre grande ville peut se traduire par des choses totalement aberrantes et écœurantes à l’autre bout de la planète.

Alors, après avoir découvert avec stupéfaction cette semaine que les travaux de décontaminations de la centrale de Fukushima au Japon étaient maintenant gérés par des Yakuzas, convaincus d’écologie, capables de colmater les brèches dans les digues protectrices de cette centrale nucléaire avec des sacs de déchets radioactifs… Je suis tombé sur cette vidéo qui a fini de m’achever.

Une fois de plus, pas de rapport direct avec la viticulture me direz vous, un peu quand même pour ce qui est de la réflexion à avoir sur notre manière de travailler et sur l’impact de nos pratiques au quotidien. Gestion des déchets, économie circulaire, remise en question de modèles économiques pré-établis, prise en compte de notre activité comme un tout au sein d’une économie en face d’un mur désormais vital à franchir, voilà nos challenges à venir.
Que ce reportage soit diffusé. Qu’il marque les esprits et que les souffrances que nous provoquons à ces oiseaux du bout du monde ne soient pas vaines.
Parce que, ne nous voilons pas la face, ce qui leur arrive est de NOTRE faute.
Le paradis peut-être chez nous quand l’enfer est ailleurs, surtout ne jamais l’oublier. Voilà ma devise du week-end.
Que ce petit film ne vous empêche pas de déguster goulûment votre repos dominical en compagnie d’une bonne bouteille de vin, mais au contraire, qu’elle vous grandisse dans votre volonté de ne plus jamais participer à ça et de dire, je savais pas.

Nicolas.

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