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de REIGNAC

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Pompompompom, silence demandé !

29 mars 2013 | Par Nicolas Lesaint


Voilà, le coup d’envoi de la présentation des Primeurs 2012 a été donné hier au Palais de la Bourse de Bordeaux.
En présence du Négoce, privilégié cette fois-ci, chacun a pu amener, décapsuler, déboucher, et re-tester ses vins avant de les servir en observant jalousement les réactions des dégustateurs présents.

Alors, on sert son vin après avoir donné quelques explications, lorsque l’interlocuteur en demande, en général ça vient un peu après, et puis on attend… On voit notre critique oenologique s’éloigner doucement, sentir, agiter, ressentir, goûter puis cracher un peu plus loin.
Et là, on se dit : ” il vient juste d’attaquer la gamme, est-ce qu’il va revenir ? “

Quand c’est oui, c’est bien.
Quand on peut avoir un avis c’est encore mieux.

Mais, bien souvent, lors de ce premier test, les invités naviguent d’abord rapidement de table en table pour dégrossir leur vision des propriétés qu’ils connaissent déjà et ensuite reviennent sur leurs pas pour vous voir un peu plus longuement, ou votre voisin malheureusement aussi parfois, et peaufiner une opinion sur vos vins.

Classiquement c’est aussi le moment où tout le monde se revoit pour la première fois depuis un long moment et les discussions allant bon train les dégustateurs se font régulièrement intercepter de table en table, happés par un viticulteur plus entreprenant que vous et là, votre discours s’arrête net avec vos arguments dans les chaussettes et votre plan d’attaque en stand-by.
Jusqu’au prochain dégustateur qui déjà s’approche de vous nonchalant, verre à la main et dentition déjà noirâtre… Apparemment, il y a du tanin cette année…

De 16h jusqu’à peu près 19h30, ça aura été un peu ça.
Puis, aux environs des 20h, bizarrement la population se mis à décroître entre les tables pour se déplacer innocemment mais inexorablement vers la droite, direction le buffet froid accompagné des vins des millésimes précédents pour les propriétés présentes.

Pour ma part, ce fut un petit tour rapide des tables présentes pour survoler les Bordeaux supérieurs, les Fronsac, les Saint-Emilion et les Pomerol.

Il faut être clair, 2012 ne sera pas 2009 et encore moins 2010 on ne cessera jamais de l’expliquer ne nous y comparons donc plus.

Ce millésime aura donné lieu a énormément de travail au vignoble toute la saison et aussi au chai pour trier parfaitement une vendange pour certains hétérogène.
Parfois de table en table on surprend en aparté des explications techniques rappelant des attaques cryptogamiques violentes et subies mais au final je dois avouer avoir été agréablement surpris par la tenue de la grande majorité des vins dont j’ai l’habitude d’aimer le style.

Une fois de plus, comme très souvent, Fronsac m’a beaucoup plu avec de belles bouteilles chez Haut-Carles, Dalem ou Les Trois Croix. Beaucoup de Pomerol et de Saint-Emilion ont confirmé leur élégance avec des Fonroque, des Rouget ou des Fombrauge très réussis tout en ayant su conserver leurs typicités bien différentes les unes des autres.
J’ai pu croiser pas mal de finales tanniques qui doivent encore se fondre, c’est bien normal, avec parfois malgré tout des tannins un peu collants lorsque la proportion de cabernet montait dans les assemblages.
2012 serait-il un millésime de Merlot ? J’en suis de plus en plus convaincu, mais j’y verrai plus clair lorsque l’on pourra découvrir le Médoc, dans quelques semaines.


Et nos vins dans tout ça ?
Suis je vraiment le mieux placé pour vous parler des meilleurs vins du monde ?… ;o)

Plaisanteries mises à part, vous pourrez constater, lorsque vous nous goûterez dans quelques jours, que le Grand vin de Reignac et le Balthus sont parfaitement réussis et contrôlés dans la typicité que l’on attend d’eux. Fraîcheur, équilibre, masse tannique soyeuse et expressive, longueur aromatique dans le respect du vin et avec la touche de sucrosité qu’il faut pour amener un Balthus dans la gamme d’un autre standard qu’on lui connait.

Ma grosse satisfaction restera notre Blanc de Reignac sur lequel nous sommes en pleine révolution, mais ça vous le savez déjà si vous lisez régulièrement ce blog, puisque 2012 aura été l’année charnière pour cette cuvée que l’on a souhaité rendre plus aérienne, plus fraîche  plus expressive et plus charmeuse tout en restant facile d’accès.
La transition est énorme pour ceux qui le connaissait déjà et les réactions, pour le moment, sont unanimes, et dans le bon sens. Et ça c’est très flatteur quand des gens que vous connaissez comme de très bons dégustateurs vous font de beaux compliments.


Il ne vous reste donc plus qu’à réserver votre semaine du 08 avril pour venir tester vous même l’ensemble de ces vins.

Promis, je révise mes fiches, je prépare mes arguments et mes explications pour que 2012, à Bordeaux, n’ait bientôt plus de secret pour vous…

Nicolas.

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