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Bonne fête les papas !

16 juin 2013 | Par Nicolas Lesaint

Bon, d’habitude, la fête des pères, ça se passe le dimanche matin, au saut du lit, avec une arrivée en fanfare dans la chambre et une tornade de petits monstres qui prennent votre literie pour un trampoline et vous récitent avec la plus grande des fiertés le plus beau des poèmes imaginé en hommage au travail de père. Et ceux qui le sont savent que c’est pas simple tous les jours…
S’en suit une série de magnifiques cadeaux en tous genres pouvant aller du cendrier en pot de yaourt, du collier en coquillettes Panzani ou du porte stylos en terre cuite stylisé de façon à pouvoir stocker trois bic couleur… Tous aussi magnifiques qu’indispensables puisque réalisés avec amour.

Mais voilà, aujourd’hui j’embête tout le monde et je prive les hommes de Reignac de ce merveilleux moment, devoir oblige !
Le petit cadeau, chacun en a un, en forme de rectangle et renfermant deux jolies feuilles sur lesquelles sont détaillées les réglages du tracteur, du pulvé ainsi que les quantités théoriques de bouillie à mettre sur chaque parcelle. Même avec un joli papier cadeau, ça ne fait pas très Glamour je le sais bien, mais j’ai pas trouvé mieux pour aujourd’hui.
Quand je vous disais que la vie de viticulteur est un sacerdoce…

La période est tendue. Les créneaux météo sont rares, alors quand on en tient un et que l’on nous dit que derrière ça se gâte de nouveau, et bien on n’hésite pas et j’ai la chance de travailler avec des tractoristes qui ont conscience de l’importance de céder un peu de leur bonheur pour assurer l’avenir de leur travail. Ne pas être capable de renoncer à un peu de son temps et de sa personne c’est refuser de travailler dans le monde merveilleux de la viticulture.
Philippe, Jean Michel et Cyril sont là aujourd’hui. Tous pères et tous au fond d’eux m’en veulent surement un peu ce matin mais ils n’en disent rien. Peut-être seront-ils un peu plus aigris dans quelques jours si l’on se rend compte que Météo-France s’est trompé dans ses prévisions. Mais même alors je ne doute pas qu’ils sachent que la décision aura été prise de manière a assurer nos arrières et pas pour faire du zèle.

Le soleil se lève.
Les consignes sont données.
Les tracteurs et les porteurs démarrent.
D’abord la Pellenc pour la préparation du premier bassin, toujours la Pellenc puis le Bobard pendant que Jean Michel prépare son Tecnoma. Bon ça fait un peu Zizou dans son vestiaire je vous l’accorde…

Le ballet est bien rodé et le Bobard se met en place alors que Philippe s’en va déjà vers son secteur des Basques.
Un quart d’heure plus tard me voilà seul dans l’atelier. Alors, sans rancœur, je pars vers mon bureau et je m’installe devant mon PC histoire d’avancer un peu dans ma saisie des temps de travaux de la semaine dernière…
Mais déjà retentit la sonnerie de mon portable… En avant, c’est certainement parti pour le premier dépannage miracle de la journée !
Ah ben non, c’est ma Lilou qui m’appelle !
Drole de fête des pères cette année…
Décidément,  2013, je me souviendrai de toi…

Nicolas.

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