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de REIGNAC

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Veuillez patienter un conseiller va vous répondre.

16 juillet 2013 | Par Nicolas Lesaint

Ça y est, il fallait s’y attendre, c’est l’hécatombe !
Entre ceux qui m’annoncent que finalement la saison va s’arrêter pour eux à la fin du mois et non le 15 août comme prévu et ceux qui n’arrivent plus à se lever qu’un jour sur deux dont l’un d’eux à 11h, l’effectif des saisonniers commence à fondre comme neige au soleil. Alors, c’est reparti pour le ballet des recrutements d’abord en local, par l’intermédiaire de ceux que l’on connait et puis ensuite, quand même parce qu’ils sont là pour ça, Pôle Emploi.
Ça tombe bien, je suis tombé sur un numéro créé spécialement pour des professionnels voulant trouver des travailleurs actifs… le 3995 !


Alors, comme ça ouvre à 9h, hop hop hop, on se motive et on appelle !

Mince c’est une boite vocale.


- Cet appel vous sera facturé 0.15 euros/mn
- Ah oui, je me disais aussi !
- Vous êtes en présence d’un répondeur téléphonique dédié aux entreprises
- Bonjour ça tombe bien j’en dirige une !
- Vous souhaitez des renseignements sur le contrat de génération, vous allez être informés !
- Ben non, c’est pour un contrat Tesa.
- Je vous dis que vous souhaitez être informés sur le contrat génération attendez la fin de ce message
- Toujours pas, désolé.
- Tapez * pour accéder à nos services
- *
- Vous souhaitez déposer une offre d’emploi, tapez 1
- Oui m’dame !
- Votre temps d’attente est estimé à… 5mn
- A oui quand même !
- Un conseiller vous contactera donc dans… 2 heures !
- Ah ben non m’dame c’est que je suis un peu pressé on est en plein effeuillage et justement j’ai des absents…
- Pôle Emploi vous remercie de votre appel !
- Siouplait m’dame la conseillère !
- Bip bip bip…

Bon ben voilà, il n’y avait plus qu’à attendre tout en cherchant par la bande quelques personnes motivées pour affronter les conditions estivales de nos vignes. Forcément à midi, pas d’appel de la gentille dame à la voix aussi sexy qu’un Massey Ferguson au garage.
Alors à quatorze heures, rebelote puis dix de der si je puis dire avec un deuxième appel où l’on me dit, cette fois-ci, que j’ai plus de cinq minutes d’attente, mais magique, on me laisse attendre ! Alors j’attends. Puis j’attends. Et j’attends pour finalement attendre encore un peu… Et là bim bam boum en trois coups de cuillère à pot l’offre est enregistrée et déposée.
Enfin, j’attends confirmation quand même.

Ce soir, toujours rien…

Bon demain est un autre jour.
J’espère que je pourrai renforcer mes équipes et accélérer une cadence de travail un peu en deçà de ce que mérite la vitesse de grossissement des baies. Parce qu’en ce moment ça courre, ça galope, ça rattrape sérieusement une partie du retard du printemps. Mais j’avoue qu’il est bien difficile d’être précis sur le retard récupéré. Il faudra attendre les premières baies vérées pour en savoir plus.
Entre temps, la Pellenc est elle aussi partie effeuiller.
Ah ! le plaisir de la mécanique bien rodée qui se lève tous les matins, avance à un rythme régulier sans se plaindre de la chaleur. Bon, c’est vrai qu’elle aussi elle nous en fait voir à chaque démarrage où malgré une révision annuelle il y a toujours de belles surprises et un certain casse tête pour savoir où se branche ce satané flexible marqué T3 à côté du G1 et proche du H4 que l’on a défait tout à l’heure et qui nous dégouline sur les chaussures.
Mais on y arrive, à coup de souvenirs, de procédures et de photos prises l’année d’avant, quand on avait bien tout compris. Et puis une douche à l’huile hydraulique quand on a oublié de mettre un bouchon sur le bon flexible ça fait toujours plaisir et ça vous réveille assez vite…


Démarrage donc en douceur sur quelques vieux Cabernets toujours difficiles à effeuiller parce que tordus avec des échards très raides qui refusent systématiquement de se faire raccourcir la chevelure. L’important maintenant est de mettre le plus rapidement possible au soleil ces grappes que l’on imagine déjà comme la conclusion de cette année difficile.
On est passé au travers de belles difficultés, ce n’est pas le moment de baisser les bras. Le millésime sera bon j’en suis certain, il n’y a aucune raison qui pourrait, pour l’instant, sous entendre le contraire à Reignac. La nouaison est là, assez homogène et le millerandage se cantonne à certaines rares parcelles de merlot.
Dans deux semaines tout ces effeuillages devront être finis et les vendanges vertes devront être lancées. Pour ce timing, c’est une personne par hectare échardé à la main…

Ça y est, Philippe rentre aux stands. Première “petite” journée d’effeuillage achevée sans problème technique. C’est déjà ça de pris.

Demain, démarrage très tôt, que voulez vous, il y a une cadence à tenir et puis à la fraiche c’est toujours mieux fait.

Courage, encore trois ou quatre belles semaines à tenir et la récolte sera prête à murir d’elle même.

Nicolas.


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