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2013 ou la théorie du requin revisitée.

8 novembre 2013 | Par Nicolas Lesaint
A trop vouloir avancer, des fois, on s’oublie et la machine est alors là pour vous le rappeler. On encaisse, on slalome, on va de l’avant et surtout on se veut réactif. D’une réactivité qui permet de s’adapter et de faire en sorte que ce satané raisin puisse un jour, en fin de saison de préférence, vous le rendre.
Alors on y va, on accumule les crochets et les uppercuts, évitant au maximum les coups bas. Vous savez de ceux qui vous font poser un genou à terre parce que vous ne vous y attendiez pas ou parce que vous aviez osé vous relâcher mentalement.
Mais, comme le principe du requin qui veut que s’il s’arrête de nager il se noie, et bien vous redressez la tête et tant pis pour cette flotte qui vous empêche de traiter, tant pis pour cette grêle qui vous a amputé d’une partie de vos fruits et basta pour ces foutues tâches de mildiou qui viennent d’apparaitre, si vous vous baissez les bras alors les autres le feront aussi.
Oh, parfois l’acte théâtral est très beau et le jeu d’acteur formidable dans le premier rôle de celui qui doit en imposer et faire en sorte que la réaction soit à la hauteur de l’engagement qu’elle demande.
Et puis ça marche. Une fois, deux fois, trois fois,…
Le raisin rentré, vous avez beau vous dire que le plus dur est fait mais qu’il faut rester concentré parce que le chai lui est en plein boom. Mais bizarrement vous avez l’impression que tout n’est plus pareil. Qui a laissé ce frein à moitié engagé qui freine votre avancement et rend plus lourd chaque nouveau pas, qui a introduit cette guimauve et ce coton entre vos neurones qui ralentissent vos raisonnements ?
Le corps envoie des signaux mais non, ça marche quand même toujours, alors on y retourne malgré un mental qui lui n’envoie plus les mêmes informations.
Et un mardi matin plus rien ne va.
Ça ne glisse plus mais alors plus du tout. Le requin fait du sur place et ses nageoires font dix tonnes chacune et en plus elles le tirent vers le bas.
Rattrapé par votre corps qui se relâche d’une saison stressante et usante, plus moyen d’avancer…
Voilà un peu résumé cette semaine qui s’achève ce soir avec devant moi un lonnnnnnnnng week-end de repos, de ceux où l’on n’a pas vraiment envie de se triturer la tête et de prendre le temps de laisser son corps reprendre un rythme que la magie de la pharmacopée actuelle va permettre d’atteindre. Un retour de manivelle un peu violent que je n’ai pas bien vu venir avec deux belles journées d’absence cérébrale caractérisée mais Sargenor oblige et siestes forcées m’indiquent déjà que le nez se redresse, les nageoires bougent de nouveau et que le tonus revient.
Comme quoi c’est pas parce qu’un millésime est dans la poche qu’il n’est pas capable de vous envoyé un petit rappel de sa puissance et vous montrer votre fragilité quand, bêtement, votre esprit se relâche.
Allez va, malgré tout, 2013 on t’a eu, tu nous as bien éprouvés, tu le fais encore mais certains n’ont toujours pas le droit de baisser la garde. Moi c’était cette semaine que tu m’as griffé encore une fois mais à la fin de l’envoi c’est moi qui te touche et qui t’envoie dans les cordes d’un mois de novembre qui déjà fleure bon 2014.
Bon, sur ce, faut pas lutter, pour une fois j’écoute mon corps, au dodo de suite et bonne nuit à tous, mon oreiller m’appelle et ma couette me réclame.

Nicolas.

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