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Pédagogie par l’exemple !

13 mai 2014 | Par Nicolas Lesaint

Bon, je ne vais pas me mettre à reparler de la météo dans notre profession, de son côté indomptable, de son intérêt pour nous de la connaître et du temps que l’on peut passer à consulter les différents sites spécialisés pour se faire une moyenne de moyenne de tendance pour essayer d’espérer anticiper les phénomènes et donc mieux s’adapter à eux.
Non.
Non, rassurez vous, je ne vais pas le faire parce que je sais que je finirais par vous lasser et vous penseriez que ça y est, le Nico à quarante ans passés, il radote.

Mais bon quand même, juste une petite dernière fois, avant la prochaine, Nico Gillot Pétré va vous faire une petite démonstration in vivo de ce qui se passe la plupart du temps à Reignac lorsqu’une perturbation orageuse arrive plein Ouest sur nous. Pas du Blabla, mais plutôt une démonstration en images…

Si l’on resitue la propriété, nous sommes en amont du Bec d’Ambès réunissant Garonne et Dordogne. On sait, du moins les vieux le disent, que les fleuves et peut-être même les rivières, influencent directement les mouvements de convections et donc le positionnement des orages. Bon OK, quand c’est un front très important, la micro-échelle locale n’intervient plus et tout le monde prend sa douche quand le robinet s’ouvre. Mais, en dehors de ces cellules ravageuses, des perturbations plus petites se feraient directement influencées. J’utilise le conditionnel parce qu’en fait, à part sur des forums de discussions spécialisées je n’ai trouvé aucun écrit expliquant réellement ces phénomènes. D’ailleurs si certains d’entre vous ont des sources scientifiques sur le sujet, ça m’intéresse assez de potasser quelques écrits.

Donc disais-je, ce matin, nous sommes, comme d’habitude, en attente d’une fenêtre météo pour renouveler une partie de notre protection. C’est d’ailleurs le cas depuis hier, mais 3mm ont suffit à nous maintenir dans les stands.
Ce matin on nous annonce encore un temps chaotique, jusqu’à midi, puis quelques jours de beau voire très beau et rebelote de nouveau à partir de lundi, c’est le paradis pour les cagouilles…

Donc ce matin, c’est le nez à l’Ouest.
Voici alors de nouveau une belle illustration de l’influence des fleuves, Garonne et Dordogne, qui face à un front pluvieux arrivent à séparer les nuages qui se mettent à les “suivre”, pour nous contourner et aller déverser leur eau sur Libourne d’un côté et Créon de l’autre.

Donc voilà, désormais le soleil brille, les quelques gouttes tombées malgré tout sur les vignes ne sont plus là, alors à 13 heures, c’est parti on démarre !

En gardant malgré tout toujours un œil de côté pour s’assurer qu’un coup de Trafalgar ne nous guette pas, mais il faut bien avouer que c’est confortable de savoir que l’on peut compter sur des alliés de force pour contrecarrer des aléas climatiques parfois très énervants…

Nicolas. 

Commentaires(2)


  1. Il est certain qu’au passage des fleuves, les cellules orageuses se chargent un peu plus en humidité, qui est l’un des moteurs de la convection. Les fleuves ne séparent pas les cellules, mais les cellules se forment préférentiellement là où est l’humidité. C’est souvent observé… mais en météo, il n’y a jamais de certitudes absolues ! Attention donc !
    Frédéric Broutet
    Domaine de Beyssac
    Ancien “spécialiste” des orages, et néo-vigneron !

  2. Nicolas Lesaint


    Merci Frédéric ! :o)

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